Retour sur trois jours sanglants
L’élimination de 9 terroristes et l’arrestation de 4 autres ont suscité un grand soulagement chez les Tunisiens. Pourtant, les forces de l’ordre restent en état d’alerte après les évènements terroristes de Goubellat.
L’élimination de 9 terroristes et l’arrestation de 4 autres ont suscité un grand soulagement chez les Tunisiens. Pourtant, les forces de l’ordre restent en état d’alerte après les évènements terroristes de Goubellat.
Les journalistes tunisiens ont proposé, dans une ambiance mêlée de tension, d’inquiétude et de détermination, une série de mesures afin de maintenir la pression sur le gouvernement. Objectifs : obtenir le renouvellement de la carte de presse et mettre fin aux atteintes à la liberté d’expression. C’était lors de l’Assemblée générale ordinaire du Syndicat des journalistes tunisiens (SNJT) organisée le vendredi 27 septembre dernier pour se concerter sur la situation du secteur de l’information. Focus.
« Mon mari est malade, il est temps de le libérer » Inculpé dans l’affaire de financement du RCD depuis février 2011, Abdelaziz Ben Dhia, ancien ministre-conseiller de Ben Ali est incarcéré…
Grand commis de l’État, Mezri Chekir qui vient de disparaitre à 80 ans, a fait ses classes, aux côtés des bourguibiens de pure souche. Natif de Monastir, qui vient de lui rendre un hommage, digne, sinon émouvant, ce fils du bled, nourri, de culture révolutionnaire post coloniale, imbu des préceptes bourguibiens, n’a pas tardé à l’ombre de Mohamed Mzali, et sous la houlette de Bourguiba, d’émerger, du lot pour occuper les plus hautes fonctions, de l’État.
Selon les normes juridiques, le droit est adapté à chaque fois qu’il y a une situation de crise par le biais de l’interprétation ou de l’amendement. En Tunisie post-révolutionnaire ce n’est pas le cas. C’est dans ce cadre que l’association tunisienne du droit constitutionnel (ATCD) a commencé à penser cette corrélation qui existe entre les sous-systèmes «politique et juridique» et les exemples qui en découlent dont l’OPPP – Organisation provisoire des pouvoirs publics – en collaboration avec la fondation allemande Hanns Seidel, lors d’une table ronde autour du thème «La crise de droit et le droit des crises». Le corpus juridique mis en place est-il la cause de ce blocage? Focus.
Sidi Bouzid, Menzel Bouzaine, Gafsa (…) des régions qui se sont enflammées des nuits durant, en décembre 2010. Les zones du Centre et du Nord-Ouest furent à l’époque le feu qui refusa de s’éteindre jusqu’à ce qu’il gagna la capitale et les villes côtières en janvier. Les quartiers populaires de Tunis furent les premiers à bouger, la tension y était grande.
Le 28 septembre 2013 nous avons eu droit au scénario désormais habituel depuis des semaines : R. Ghannouchi, après avoir rencontré l’Ambassadeur des États-Unis, s’est rendu le 27 septembre, en compagnie de M. Ben Jaafar, à l’UGTT pour annoncer que son parti avait accepté, sans réserve, la feuille de route du Quartet moyennant quelques précisions au sujet des échéances concernant la fin des travaux de l’ANC et les prochaines élections.
La Tunisie d’aujourd’hui essaye de s’en sortir et parie sur l’avenir. Ses traits s’estompent certes et se déforment à coups de crises politiques, de risques d’effondrement économique et de manque de sécurité. Néanmoins, il existe une volonté pour sortir de l’impasse et quartet et partis politiques tentent d’éviter le gouffre et de trouver une issue.
La création d’un gouvernement de compétences nationales, avec le début imminent du dialogue national, permettra de passer de la légitimité électorale à la légitimité consensuelle. Un ensemble de défis lui seront posés et des questions urgentes sont à résoudre. Focus
La Révolution tunisienne a révélé l’étendue de la corruption qui a caractérisé l’ère Ben Ali. Les ressources publiques ont ainsi été systématiquement détournées pour servir des intérêts privés au détriment du développement économique et social de la Tunisie. Aujourd’hui après la Révolution, la récupération politique du secteur public est dans son apogée notamment avec les nominations par le parti au pouvoir. Mais l’administration et les entreprises publiques souffrent aussi de mauvaise gouvernance et de manque de performance.