Médias et gouvernement : Un secteur dans la tourmente
La crise s’aggrave entre le gouvernement et les médias tunisiens. Plus que jamais les journalistes se sentent menacés. Plus que jamais l’exécutif veut mettre la main sur le secteur. Focus
La crise s’aggrave entre le gouvernement et les médias tunisiens. Plus que jamais les journalistes se sentent menacés. Plus que jamais l’exécutif veut mettre la main sur le secteur. Focus
Cette ville côtière d’environ 115.000 habitants est devenue dernièrement le théâtre d’événements sanglants provoqués par des salafistes. A vrai dire, la présence de ces derniers à Bizerte n’est pas un fait nouveau
Passé au scalpel de nos constitutionnalistes… quelques jours après sa diffusion, l’avant projet de la Constitution a fait l’objet d’une analyse détaillée lors d’une table ronde organisée par l’Association tunisienne de droit constitutionnel et de Democracy Reporting International.
Le congrès du deuxième parti au pouvoir devait redéfinir son identité politique et affirmer son évolution vers un parti apte à gouverner. Or, le discours ambiant a été plutôt de redorer l’image de la Troïka tout en restant sur les acquis historiques du Parti.
Face aux promesses françaises de soutenir la Tunisie dans cette phase de transition, Moncef Marzouki a formulé l’espoir que cela n’allait pas «s’arrêter aux bons sentiments». Il ne croyait pas si bien dire, car à y regarder de plus près, les démonstrations de générosité, de «fierté» et d’«amitié» dont il a été entouré et qui ont fait de sa visite en France «une visite exceptionnelle» selon l’expression même de François Hollande, ont été accordées plus à l’homme Moncef Marzouki qu’à l’Etat tunisien.
Près de neuf mois après les élections, où en est le travail de l’Assemblée ? On annonce pour fin juillet une première version de la Constitution ainsi que la remise des premiers travaux des différentes commissions. Pourtant, les députés n’aboutissent pas au consensus. Bilan en cinq points.
Depuis la déclaration de Rached Ghannouchi, faite à l’AFP annonçant qu’il y aura un remaniement ministériel après le congrès d’Ennahdha, toute la scène politique est aux aguets et attend la liste des sortants et des nouveaux entrants au gouvernement, mais aussi les noms des nouveaux partis qui pourraient se joindre à la Troïka.
Ayoub Messaoudi, ex-conseiller de Moncef Marzouki a été interdit de voyager jeudi 16 août à l’aéroport de Tunis Carthage et convoqué au Tribunal militaire de Tunis, accusé «d’atteinte à la dignité de l’institution militaire».
L’histoire semble se répéter une nouvelle fois : nominations arbitraires, spectre des anciens alliés du système Ben Ali qui revient en force, journalistes impuissants. Jusqu’où ira le gouvernement dans ce bras de fer avec les instances médiatiques ?