Depuis cette grandiose révolution de la liberté et de la dignité, on ne peut quasiment plus organiser une réunion publique sans qu’elle ne vire à la pantalonnade.
L’histoire de l’Armée tunisienne ne saurait se résumer aux 57 années de son existence ! Son épopée remonte à l’époque carthaginoise et ce n’est guère par chauviunisme que d’affirmer que la Tunisie a donné des noms illustres de stratèges de guerre qui sont toujours enseignés dans les plus grandes académies.
Coup de théâtre, lundi soir (24 juin) à minuit sur la chaîne de télévision Attounissiya : le Général Rachid Ammar démissionne le jour de la Fête de l’Armée. Cette décision dissimule-t-elle une réalité inquiétante sur la situation sécuritaire dans le pays?
Lors de son passage à Tunis pour présenter son dernier livre « Passion arabe » à l’invitation de la Fondation Averroès et de l’Institut français, Gilles Kepel a mentionné que la dénomination Printemps arabe était impropre pour qualifier les révolutions arabes qui pour la plupart ont eu lieu en plein hiver.
Salir ses adversaires est désormais le jeu favori des « politichiens » que la Révolution a engendrés ; fabriquer des accusations de toutes pièces, monter des procès en sorcellerie, tordre le coup à la vérité, alimenter une presse de caniveau de ragots fétides sont les armes de choix de cette vengeance.
Le 13 juin, le Centre Carter organisait une conférence de presse. Au menu, deux rapports portant respectivement sur le processus de rédaction de la Constitution et la fameuse loi sur l’immunisation politique de la Révolution. Malgré les formules d’usage, le verdict ne laisse pas de place au doute. Sans loi électorale, sans Constitution, avec des projets de lois en attente d’adoption, l’organisation des élections en 2013 est «mathématiquement» difficile. Compte rendu
C’était l’arme redoutable de Ben Ali contre ses opposants que de brandir le spectre du terrorisme, et s’il n’existait pas il fallait l’inventer ; cela lui donnait à la fois une légitimité politique face à l’Occident et une vache à traire quant aux aides financières et matérielles.
Les évènements s’accélèrent pour la société civile. Alors que le projet final de la Constitution a été présenté, non sans provoquer des polémiques, l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) peine à se mettre en place. Toutefois, si l’organisation des élections d’ici la fin de l’année est une éventualité peu probable, si ce n’est impossible, la campagne semble avoir commencé avant l’heure… La situation invitant les associations à accroître leur rôle de veille.
Dissident du CPR, Mohamed Abbou vient de former un nouveau parti, “le Courant démocratique” qui appelle à “la gratuité de l’enseignement et des soins de santé à tous les citoyens…”. Vaste programme, déjà entendu dans la bouche de Hechmi Hamdi, récemment “sorti du bois” en voyant s’approcher la date des élections (en 2014 si ce n’est en 2013) et qui fait à nouveau parler de lui.