Les islamistes, nouveaux partenaires de l’Occident
Par Peter Cross (de Londres pour REALITES) De l’Afrique du Sud à l’Irlande, des Etats-Unis à l’Australie, la presse anglophone dans sa quasi-totalité s’est bornée à reproduire les dépêches des…
Par Peter Cross (de Londres pour REALITES) De l’Afrique du Sud à l’Irlande, des Etats-Unis à l’Australie, la presse anglophone dans sa quasi-totalité s’est bornée à reproduire les dépêches des…
Après plus de 30 ans de clandestinité, d’harcèlement et de persécutions, le mouvement islamiste rebaptisé Nahdha tient son premier congrès au grand jour. Même les détracteurs de ce parti et de son projet ne peuvent nier l’importance d’un tel événement ; la démocratie à laquelle tous les Tunisiens aspirent est incompatible avec l’exclusion de plus d’un million de leurs concitoyens.
Mis à part quelques couacs, l’organisation est impeccable. Elle est digne d’un grand parti disposant de confortables moyens tel que Ennahdha. L’accueil est courtois, bien que parfois crispé et empreint d’une timide rigidité. Le sens de la discipline, exagéré par de longues années de clandestinité, est frappant.
Finalement, le 9ème congrès d’Ennahdha (12-15 juillet) a été sans grandes surprises. Le chef historique du mouvement a été reconduit. Quelques nouveaux noms ont rejoint la composition du conseil de la Choura, mais les leaders traditionnels y sont tous restés. Quant au débat sur les questions fondamentales comme la séparation entre le religieux et le politique, il a été reporté au congrès exceptionnel dans deux ans.
Le congrès d’Ennahdha a été aussi l’occasion pour le parti de réfléchir sur son rapport aux médias. La notion de service public a été décryptée par des experts et le député nahdhaoui, Ameur Larrayedh.
La boucle est bouclée. Les congressistes du mouvement Ennahdha ont enfin réélu leur grand leader Rached Ghannouchi à la tête du mouvement. Avec 72% des voix, l’homme fort et le co-fondateur du mouvement islamiste ne semble pas prêt, contrairement à ce qu’il ne cesse de dire, de passer le flambeau à une nouvelle génération.
C’est le fameux lapsus du premier ministre Hamadi Jébali rapporté par les médias. Il faut se rappeler que le même homme nous avait déjà sorti dans une envolée lyrique l’établissement prochain d’un sixième califat. Cela est révélateur d’un état de pensée car le califat en soi est une dictature car il signifie le pouvoir d’un seul.
Régime parlementaire, présidentiel ou mixte ? Depuis des jours, le débat autrefois circonscrit au Palais du Bardo s’est propagé à la sphère publique obligeant les uns et les autres à prendre position au terme d’une guerre de concepts difficiles à maitriser. Qu’est-ce qu’un régime parlementaire ? Comment expliquer une levée de boucliers des uns, un acharnement des autres à défendre le projet? Définition, perception et transposition du régime parlementaire en Tunisie…Voici les réponses de l’éminent constitutionnaliste, le Doyen Sadok Belaïd.
Depuis des mois, le respect du «sacré» ou des «mœurs» est le prétexte à de nombreuses atteintes commises. Il n’en fallait pas davantage pour que les associations de défense de droits de l’Homme tirent la sonnette d’alarme. Eclairage
Depuis la célébration de la journée mondiale de lutte contre la torture, le sujet a été remis au centre du débat en Tunisie. Et pourtant, la justice peine à se faire pour certains cas notamment pour les torturés sous Ben Ali. Les condamnés du complot 93 en sont aujourd’hui les premières victimes.