L’immensité dangereuse
D’ici, de cette belle et verdoyante Cité andalo-mauresque, on peut entrevoir comme à travers un viseur grand angle, l’état présent du pays et peut-être bien oser lire dans la foule des signaux, l’horizon des mutations à venir.
D’ici, de cette belle et verdoyante Cité andalo-mauresque, on peut entrevoir comme à travers un viseur grand angle, l’état présent du pays et peut-être bien oser lire dans la foule des signaux, l’horizon des mutations à venir.
La fin d’année s’annonce houleuse pour les internes et les résidents en médecine. Dans les quatre facultés de médecine tunisiennes, Tunis, Sfax, Sousse et Monastir, ils viennent de se prononcer pour une grève ouverte qui inclurait les services d’urgence. Ils sont actuellement en train de coordonner une action commune à l’échelle nationale.
En Tunisie, la transition de l’ancienne société à la modernité, processus toujours en cours, déploie un continent de recherche à la fois passionnant et encore si peu analysé.
Jamais, je n’avais reçu en une seule matinée autant de monde dans mon bureau. Des amis ? Disons des connaissances généreuses de leur temps, venues inopinément me rendre visite, certains, pour travailler sur leurs livres, d’autres pour boire un café et tuer le temps, selon l’expression d’usage dans ce pays où le temps rend bien des soupirs. Il fallait vraiment gérer les allées et venues, faire un peu le gendarme.
Le diabète ou la maladie d’excès de sucre dans le sang sera la prochaine maladie importante de la Tunisie. Le changement des habitudes alimentaires, la malbouffe, la sédentarité, l’obésité font le lit de cette pathologie.
Le personnel de La Presse refuse catégoriquement la nomination du nouveau PDG, Mongi Gharbi, à la tête de l’entreprise d’information publique SNIPE La Presse Essahafa. Une décision considérée comme unilatérale et arbitraire. Éclairage.
La colère gronde du côté des internes et des résidents en médecine ainsi que de celui des assistants hospitalo-universitaires. La raison est ce nouveau projet de loi qui obligerait les nouveaux spécialistes à travailler trois ans dans une région défavorisée du pays. Faute de quoi, ils ne pourront pas exercer dans le secteur privé.
La notion de société protectrice des animaux naît avec la modernité. Voici à peine six décennies au cas où je noie mes chiots non désirés dans le sceau plein d’eau, l’indigné me dit «hram alik». La religion occupait les territoires pas encore tout à fait conquis par le droit, même de nos jours. À Maâmoura, pour forcer la marche de l’âne rétif un bâton pointu remue la plaie ouverte sur le cou.
Farhat s’est réveillé, comme tous les matins, plein d’entrain et d’optimisme. Il regretta l’absence de sa femme, partie depuis trois jours rendre visite à sa mère souffrante à Jendouba. Sans sa femme, il se sentait complétement perdu. Il n’a jamais su se préparer quelque chose à manger, même pas un plateau de petit déjeuner. Gourmand, il ne sort jamais de chez lui sans se mettre quelque chose dans la panse.
Raison première et dernière de la grève médiatique, l’indignation maximalisée par l’oppression érigée en système de gouvernement, trouve sa plus claire expression dans la signification du slogan brandi lors de l’ample mobilisation : «liberté pour les médias, dignité pour le peuple». Tenu à bout de bras par Sana Farhat, l’une des mes anciennes étudiantes à l’IPSI, ce mot écrit sur fond noir attire l’attention sur le gouffre sans fond où le pouvoir cherche à enfoncer le devoir d’informer.