Classement 2025 des pays africains les plus attractifs : LaTunisie parvient-elle à intégrer le top 10 ?

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Selon le rapport « The Global Attractiveness Index 2025 » publié par le cabinet The European House – Ambrosetti, la Tunisie occupe la 11ᵉ place parmi les économies africaines et se classe 101ᵉ à l’échelle mondiale. Ce classement, qui évalue 146 pays représentant 98 % du PIB mondial et 94 % de la population globale, repose sur une analyse détaillée de cinquante indicateurs de performance. Ces indicateurs couvrent des domaines variés tels que les flux d’investissements directs étrangers, le PIB par habitant, le ratio dette publique/PIB, le taux de chômage, l’efficacité gouvernementale, l’état de droit, l’égalité des genres et le développement des technologies de l’information.
Les résultats montrent que les pays africains sont globalement mal positionnés, avec seulement trois nations intégrant la catégorie des pays « moyennement attractifs ». Maurice arrive en tête du continent avec un score de 30,4 points et une 76ᵉ place mondiale, suivie de l’Égypte et de l’Algérie, ex aequo avec 30 points et classées 78ᵉ à l’échelle internationale. Le Maroc, la Côte d’Ivoire, le Botswana, l’Afrique du Sud, le Sénégal, le Rwanda et les Seychelles complètent le top 10 africain. La Tunisie, quant à elle, ne figure pas dans ce groupe, principalement en raison de ses résultats limités dans les domaines de l’efficacité gouvernementale, de l’innovation et du développement du capital humain.
À l’échelle mondiale, les États-Unis arrivent en tête avec un score parfait de 100 points, devant la Chine (87,7 points), l’Allemagne (81,4 points), Singapour (80,9 points) et le Japon (78,8 points). Le classement distingue quatre catégories de pays : très attractifs, assez attractifs, moyennement attractifs et peu attractifs. Seulement quatre nations atteignent la catégorie « très attractifs », tandis que 63 sont considérées comme moyennement attractives et 67 présentent une faible attractivité. La majorité des économies africaines se situent dans les deux dernières catégories, reflétant des difficultés structurelles importantes.
Pour la Tunisie, ces résultats mettent en lumière la nécessité d’améliorer certains leviers critiques afin de renforcer sa position sur la scène internationale. Les domaines tels que la qualité des institutions, l’innovation et la formation des compétences représentent des enjeux centraux pour progresser dans ce type de classement à l’avenir.

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