Classement africain des recettes fiscales : La Tunisie maintient sa première place

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La Tunisie conserve sa position de leader africain en matière de recettes fiscales, selon le dernier rapport de l’Organisation de coopération et de développement économiques. Le pays affiche un ratio impôts/PIB de 34,0% pour 2023, qui représente un léger recul par rapport au pic de 34,8% atteint en 2022. Par conséquent, cette performance place le pays très au-dessus de la moyenne continentale, établie à seulement 16,1%, avec un écart de 17,9 points. Cette position est le résultat d’une augmentation de 5,7 points de ce ratio depuis 2013, ce qui illustre une trajectoire ascendante continue sur la dernière décennie.

La structure des recettes fiscales tunisiennes présente une caractéristique principale. En effet, les cotisations de sécurité sociale en constituent la source la plus importante, à hauteur de 27% du total. Cette part est près de quatre fois supérieure à la moyenne observée en Afrique, où ces cotisations pèsent généralement 7%. D’autre part, l’impôt sur le revenu des personnes physiques représente la deuxième source de revenus, avec 23%. En revanche, le poids de la taxe sur la valeur ajoutée, fixée à un taux de 20%, est moins prépondérant qu’ailleurs sur le continent où elle atteint en moyenne 27%. Cette configuration rapproche le système fiscal tunisien des modèles en vigueur dans les pays de l’OCDE.

Le classement africain révèle des stratégies fiscales très différentes parmi les premiers pays. Les Seychelles se classent en deuxième position avec un ratio de 29,1% du PIB, en progression de 1,3 point sur un an. Leur modèle dépend fortement des taxes sur la consommation, puisque la TVA et les autres taxes sur les biens et services combinées génèrent 60% des recettes. Qui plus est, le Maroc complète le podium avec un ratio de 28,5%, malgré une baisse de 1,4 point en 2023. Le royaume présente un équilibre entre la TVA (26% des recettes) et les cotisations sociales (23%). Par ailleurs, les recettes fiscales marocaines sont passées de 275,008 milliards de dirhams en 2023 à 313,061 milliards en 2024, avant d’atteindre 319,102 milliards fin novembre 2025.

Les pays suivants dans le classement présentent également des profils variés. L’Afrique du Sud, en 4ème position (26,5% du PIB), tire 34% de ses recettes de l’impôt sur le revenu des personnes physiques. Maurice, en 5ème position (23,1%), et le Lesotho, en 6ème (22,7%), ont des systèmes reposant massivement sur la TVA. La Namibie (7ème, 22,1%), le Mozambique (8ème, 21,3%), le Sénégal (9ème, 19,6%) et le Burkina Faso (10ème, 19,5%) ferment ce classement, chacun avec des structures fiscales où l’impôt sur les sociétés ou les taxes sur la consommation occupent une place centrale.

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