La ministre de l’Industrie et des Mines et de l’Energie, Fatma Thabet Chiboub, a présidé lundi 28 juillet 2025, au siège du ministère, une réunion participative consacrée à la révision du Code des Mines. La réunion a vu la participation de la cheffe de cabinet, Afef Chechi Tayari, du directeur général de l’Office National des Mines, Mohamed Ben Salem, de plusieurs hauts cadres du ministère, ainsi que des membres du comité chargé de la révision du Code et des représentants des entreprises opérant dans le secteur minier.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du suivi des travaux du comité en charge de la révision du Code des Mines et de l’écoute des attentes et propositions des différentes parties prenantes, en vue de développer davantage ce secteur stratégique.
Les participants ont abordé les principales problématiques liées aux activités de recherche et d’exploitation minière. Ils ont également présenté des indicateurs du secteur ainsi que les grands axes du Code en cours de révision, en mettant en lumière les principales modifications proposées visant à améliorer la gouvernance du secteur et la gestion des ressources naturelles.
Fatma Thabet Chiboub a souligné l’importance de cette révision, qui vise à conformer le Code aux exigences de la Constitution, notamment son article 16 qui stipule la nécessité de soumettre à l’approbation du Parlement et du Conseil National des Régions et des Districts tous les contrats et accords relatifs aux ressources naturelles. Il s’agit également de répondre aux besoins actuels de l’investissement minier, de moderniser le cadre juridique, de réviser les régimes fiscal et douanier, et d’intégrer les dimensions foncières, environnementales et sociales dans une optique de développement durable.
La ministre a appelé à renforcer la coordination entre toutes les parties concernées afin de finaliser le projet de révision du Code dans les plus brefs délais et de doter le pays d’un texte législatif à même de soutenir le développement du secteur minier.
À noter que le secteur minier en Tunisie comprend 60 entreprises actives dans la recherche et 47 dans l’exploitation, dont 10 entreprises étrangères. Il contribue à hauteur de 3 % au PIB et génère plus de 25 000 emplois.