Une récente analyse sectorielle révèle que l’Afrique compte seulement 211 centres de données, avec une répartition particulièrement inégale sur le continent. Quatre pays se partagent près de la moitié de ces infrastructures stratégiques, puisque l’Afrique du Sud en dispose de 49, le Kenya de 18, le Nigéria de 16 et l’Égypte de 14. Ces installations représentent collectivement 46% du total continental, laissant les autres nations dans une position défavorable, selon un rapport de Heirs Technologies
La Tunisie possède actuellement quatre centres de données, une situation qui la place en retrait par rapport à ses voisins nord-africains. L’Égypte et le Maroc, qui comptent respectivement 14 et 8 centres, ont en effet développé des écosystèmes plus robustes grâce à des investissements substantiels dans leurs infrastructures numériques. Cette disparité régionale limite considérablement la capacité tunisienne à exploiter pleinement les technologies émergentes comme le cloud computing et l’intelligence artificielle.
Le continent africain dans son ensemble reste marginal dans le paysage numérique mondial, avec moins de 1% de la capacité globale des centres de données et seulement 0,5% du marché mondial du cloud computing. Plusieurs obstacles structurels entravent le développement du secteur, notamment une connectivité internet insuffisante, des coûts énergétiques élevés et une pénurie chronique de main-d’œuvre qualifiée. Ces défis communs affectent particulièrement les pays comme la Tunisie, qui cherchent à accélérer leur transformation numérique.
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