La compétition internationale pour les talents s’intensifie avec l’émergence de l’intelligence artificielle et des technologies avancées. Le Global Talent Competitiveness Index évalue 135 pays représentant 97% du PIB mondial. L’Afrique rencontre des difficultés structurelles dans les domaines de l’innovation, de la réglementation et de la formation aux compétences spécialisées.
La Tunisie occupe le 88e rang mondial selon l’édition 2025 de ce classement. Elle se place au sixième rang sur le continent africain. Maurice arrive en tête des pays africains avec le 49e rang mondial, suivie des Seychelles au 50e rang. L’Afrique du Sud se classe 79e, le Cap-Vert 83e et le Botswana 85e. La région subsaharienne présente la performance moyenne la plus faible avec un score de 30,8 points.
L’index analyse 77 indicateurs quantitatifs et qualitatifs. Parmi ces critères, l’efficacité gouvernementale et l’environnement réglementaire sont examinés. L’accès à Internet dans les établissements éducatifs et les dépenses en recherche et développement sont également mesurés. Le pourcentage d’étudiants étrangers et la tolérance envers les immigrés font partie des paramètres d’évaluation. Les compétences numériques et l’adoption de l’intelligence artificielle constituent des éléments déterminants. La protection sociale et le bien-être des employés complètent ces critères.
Au niveau mondial, Singapour domine le classement devant la Suisse et le Danemark. Les États-Unis occupent le 9e rang tandis que l’Allemagne se positionne au 17e rang. Le Japon atteint le 28e rang et la Chine le 53e rang. L’Inde se situe quant à elle au 100e rang. Pour la Tunisie, ce classement identifie des domaines nécessitant des actions ciblées afin d’améliorer sa capacité à attirer et retenir les talents dans un contexte de concurrence mondiale accrue.