Le virage numérique de la Tunisie passe désormais par l’intelligence artificielle (IA), et ses ingénieurs en seront les maîtres d’œuvre. C’est le message fort qui a émergé de la conférence nationale organisée ce samedi 23 mai 2026 par l’Ordre des Ingénieurs Tunisiens (OIT), sous la présidence de Sofiane Hemissi, ministre des Technologies de la Communication.
Pour Mohsen Ghrissi, président de l’OIT, l’IA dicte aujourd’hui le nouvel ordre économique mondial. Il a affirmé que les compétences tunisiennes ont le potentiel de propulser le pays au rang de producteur de technologies, transformant des secteurs stratégiques comme la santé, l’éducation et l’agriculture, tout en servant d’outil de lutte contre la corruption.
De son côté, le ministre Sofiane Hemissi a rappelé que le capital humain restait le moteur de cette transition. L’IA, loin de remplacer l’ingénieur, redéfinit son rôle : en le libérant des tâches répétitives, elle lui permet de se concentrer sur l’innovation et la réflexion stratégique. Hemissi a ainsi tracé les contours de la feuille de route gouvernementale : modernisation de la formation académique, renforcement des partenariats universités-entreprises, développement d’applications concrètes et mise en place d’un cadre éthique pour protéger les données citoyennes.
Les sessions de travail ont permis aux experts de débattre des défis liés à la cybersécurité et à la souveraineté numérique. L’événement s’est achevé par la présentation de projets d’ingénierie innovants et un hommage vibrant à la mémoire du regretté Dr Sofiane Cherif, pionnier tunisien des technologies de l’information.
(D’après communiqué)