La Cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, a souligné, lors d’un conseil ministériel tenu à la Kasbah ce mardi 27 janvier, que le mécanisme de conversion de la dette extérieure en investissements directs dans des projets de développement prioritaires constitue l’un des outils les plus importants dans le cadre de la coopération bilatérale avec plusieurs pays, en raison de ses avantages pour l’allègement du fardeau de la dette et la souplesse des procédures. Elle a précisé que la Tunisie choisira ses projets en fonction de ses options nationales, conformément aux orientations du Président de la République, Kaïs Saïed.
La Cheffe du gouvernement a également mis en avant l’importance de la conversion de la dette tunisienne auprès de plusieurs partenaires internationaux en projets de développement à travers les différentes régions du pays, qualifiant ce mécanisme d’outil financier innovant à double impact, contribuant à la réduction du service de la dette tout en offrant des financements ciblés pour promouvoir un développement juste et inclusif.
Dans ce contexte, elle a rappelé l’adhésion de la Tunisie à l’initiative de la Commission économique et sociale des Nations unies pour l’Asie occidentale (CESAO/ESCWA), visant à mettre en œuvre des projets adaptés aux défis climatiques dans le cadre de la conversion de la dette.
La Cheffe du gouvernement a insisté sur la nécessité d’exploiter les mécanismes de coopération disponibles et de suivre les démarches de conversion de la dette extérieure en investissements, en adéquation avec les choix nationaux de l’État, garantissant la souveraineté de la Tunisie dans la planification du développement.
De son côté, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a présenté une série de projets de développement proposés aux partenaires internationaux dans le cadre de discussions bilatérales, couvrant notamment l’emploi, la santé, l’agriculture, les infrastructures, la technologie, le transport, l’assainissement, les énergies renouvelables, la sécurité hydrique et énergétique, ainsi que l’inclusion sociale, la production agricole et la sécurité alimentaire.