Le ministère de la Culture disposera d’un budget de 460,9 millions de dinars en 2026, ce qui représente environ 135 millions d’euros. Cette enveloppe marque une augmentation de 8% par rapport au budget de 2025 qui s’élevait à 425,49 millions de dinars, soit 125 millions d’euros. Cette décision budgétaire intervient après des débats parlementaires qui ont mis en lumière les difficultés structurelles du secteur culturel tunisien.
L’examen du budget a provoqué des échanges soutenus entre le gouvernement et les députés. Ces derniers ont exprimé des réserves concernant les performances du secteur culturel. Ils ont notamment pointé les retards dans la mise en œuvre des programmes prévus pour 2025. Par ailleurs, les élus ont souligné l’insuffisance des fonds alloués au ministère malgré l’augmentation prévue. Leurs interventions ont insisté sur la nécessité d’accroître les ressources pour la promotion culturelle et la protection du patrimoine. Ils ont également évoqué la dégradation des infrastructures culturelles et le manque de personnel dans les institutions.
La ministre de la Culture, Amina Srarfi, a présenté les orientations de son département devant les parlementaires. Elle a déclaré que son ministère souhaitait améliorer la gouvernance culturelle et moderniser ses structures. Elle a également indiqué que l’encouragement de l’économie créative constituait un axe central de la stratégie nationale. Cependant, les députés ont immédiatement rappelé les retards législatifs qui affectent le secteur. Des critiques ont porté sur le non-dépôt du projet de loi sur l’industrie cinématographique. Le blocage de la loi sur les artistes et les professions artistiques a également été mentionné. Certains élus ont ainsi insisté sur l’urgence de finaliser les projets culturels en suspens.
La gestion des fonds publics a fait l’objet de discussions particulières. Les parlementaires ont demandé le renforcement des mécanismes de contrôle pour assurer une utilisation optimale des ressources. Cette augmentation budgétaire de 8% devra donc s’accompagner d’une amélioration dans l’exécution des projets. La concrétisation des réformes législatives attendues reste un élément déterminant pour l’avenir du secteur.