Déception

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L’Allemagne déclare suspendre la fourniture d’armes à Isarël. Ce propos divulgue l’implication de Berlin dans la manière génocidaire si chère à Hitler. Devant ce revers cinglant, Netanyahu avoue, pour la première fois, sa déception ressentie envers un proche allié, sans pour autant modifier son plan.
Interviewé par Fox News, il confirme préparer le contrôle de Gaza-ville. Cette annonce militaire déclenche un raz-de-marée quasi planétaire. L’association des avocats arabes, Ursula von der Leyen, Yaïr Lapid, Antonio Güterres, Volker Turk, Keir Starmer, Abdallah II, Maxime Prévot, Manuel Albares, Egypte, Chine, Arabie saoudite, Turquie expriment le rejet catégorique de ce plan machiavélique.
Pour des raisons diaboliques, manque l’Amérique, mais il y a l’important et le plus important, dira le grand Combattant.
Maintenant, la pression mondiale, pour l’essentiel verbale, donne à voir l’important. Les objections formulées par des gradés de l’armée israélienne lèvent un coin du voile sur le plus important. Les réservistes surmenés, la guérilla urbaine malaisée à dompter, les accrochages prolongés, les engagés lassés, les otages sacrifiés, outre l’Iran aux aguets pourraient compromettre le succès de l’entreprise envisagée. Au vu de ces données jusqu’ici entourées de secret, Netanyahu, seul contre tous, pourrait compromettre, à la fois, la solution à deux Etats et la voie censée mener à sa Riviera. Encerclé par la désapprobation de plus en plus mondialisées, Israël doit son désaveu à son hybris, violence démesurée. Depuis Moshé Dayan, rien n’a changé.
Ce général devenu chef de l’Etat proclamait : «Un même territoire est revendiqué par deux peuples opposés. Il faut que l’un élimine l’autre». Chacun demande à l’adversaire de plier bagage. Israël, tel un cheveu sur la soupe. veut jeter le potage quand le Hamas lui crie : «Dégage ». Netanyahu déclare vouloir prendre le contrôle de Gaza mais sans la gouverner ou la garder. La pilule, une fois avalée, servira, sans doute, à faire passer le projet contesté.
Bourdieu écrivait : «Ces stratégies par lesquelles on se met en règle, notamment en mettant des formes, c’est-à-dire en manifestant que l’on reconnaît la règle jusque dans la transgression impliquent la reconnaissance de la loi fondamentale du groupe… Il n’y a pas d’acte plus pieux, en un sens, c’est-à-dire du point de vue du groupe, que les mensonges pieux, les pieuses hypocrisies».
Israël commet un génocide infligé aux Palestiniens pour usurper leur territoire. Voilà pourquoi la réaction universelle oppose le droit au diktat. Le pied de nez adressé au monde par la plus grande puissance impose l’arrogance au sens. Le deux en un Trump-Netanyahu et à la façon de Néron, l’incendiaire présumé de Rome, tout est permis au dépositaire de la force. Le pot de terre ne peut rien contre le pot de fer, prétendaient les salauds durant la colonisation. Mais c’est inscrire par pertes et profits les effets sociaux du ressentiment. De lui peuvent surgir et rugir les voix de la réaction.
L’impérialisme israélo-américain escompte la disparition de la population palestinienne. Mais des Aurès à la forêt vietnamienne, en passant par la Baie des cochons, le ressentiment rédigea l’histoire de la résistance et des libérations.

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