Décès de Karim Sghaïer : L’hommage vibrant de Hatem Bourial

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Le journaliste et animateur de RTCI, Hatem Bourial, a rendu hommage à son ami proche, Karim Sghaïer, fondateur de la galerie d’art El Birou, décédé ce lundi 15 septembre.
Dans un post publié sur sa page Facebook, Hatem Bourial a exprimé sa douleur face à cette disparition en écrivant : « La mort d’un proche est toujours un drame personnel. Je sais bien que nous sommes tous des morts en sursis mais ce moment où la vie bascule, cette disparition définitive, ce corps défait de son étincelle unique, sont toujours une séparation cruelle. »
Rappelant le rôle essentiel de Karim Sghaïer dans la vie culturelle à Sousse, il a souligné : « Les Utopies visuelles, c’est lui ; les parcours Street Art dans les friches urbaines de Sousse, c’est lui ; les colonnes de Boujaafar, c’est lui aussi. Toujours à partir du même pôle culturel, son initiative El Birou, largement ouverte sur les artistes, l’université, la société civile et la sphère culturelle dans son ensemble. »
Il a également évoqué l’engagement de son ami dans des projets plus personnels : « Ces derniers temps, Karim Sghaier avait lancé des résidences d’artistes chez lui, dans sa propre demeure, entre les œuvres d’art disséminées partout et le souvenir de ses parents qui ont vécu ici. Il continuait à développer son projet en installant des ateliers sur la terrasse qui surplombe la gare et le port de Sousse. Et il s’accrochait à son rêve qui lui avait fait quitter le monde de l’informatique pour celui de l’art contemporain. »
Bourial a confié avoir accueilli la nouvelle de sa mort « avec un sentiment de sidération et une grande tristesse », se souvenant de leurs deux dernières rencontres : l’une en septembre lors d’une interview sur ses projets, l’autre en mai à l’occasion de la performance Taghriba présentée à l’Institut français de Sousse.
Pour lui, l’œuvre de Karim Sghaïer restera marquante : « Le projet El Birou est un véritable catalyseur qui a profondément changé la vie culturelle à Sousse et défriché de nouveaux territoires. Karim Sghaier a porté ce projet à bout de bras, l’a littéralement inventé et développé à partir de presque rien, en y mettant toute son énergie et ses moyens. Indice qui ne trompe pas : le rayonnement d’El Birou est aujourd’hui national et contribue à donner à Sousse une visibilité plus grande à l’international. Tout cela, nous le devons à Karim Sghaier qui nous a quittés aujourd’hui, qui repose désormais et renaît au ciel. »
Et il a conclu en rappelant la personnalité de son ami : « Ses amis savent qu’il fut un homme courageux, persévérant, novateur ; qu’il aimait la vie, la joie, la bonne chère et aussi la beauté insaisissable des œuvres d’art. Paix à son âme d’artiste et pensées recueillies à sa famille. Il a mérité de la Tunisie et s’est éteint trop tôt, bien trop tôt. »

 

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