La scène artistique syrienne a perdu l’un de ses piliers les plus emblématiques avec la disparition de l’acteur Ahmed Khalifa, décédé à l’âge de 81 ans au terme d’une carrière d’une exceptionnelle longévité. Né à Damas en 1945, ce serviteur passionné des arts a forgé ses premières armes dès les années 1960 sur les planches de théâtre, ce berceau du talent qui lui a permis de conquérir, par la suite, le cinéma et la télévision. Au fil des décennies, il s’est imposé comme un visage incontournable et une figure paternelle de la mémoire collective arabe, marquant de son empreinte indélébile l’âge d’or de la production audiovisuelle régionale.
Son héritage se décline en une multitude de rôles iconiques, particulièrement au sein du genre très prisé des récits de l’environnement damascène. Le public gardera de lui le souvenir d’un acteur capable d’incarner avec une justesse rare l’âme de la vieille ville, à travers des chefs-d’œuvre tels que Layali al-Salhiyya, Al-Khawali, Ahl al-Raya ou encore Al-Zaim. Mais Ahmed Khalifa était tout aussi maître dans l’art de la comédie sociale, prêtant ses traits à des personnages mémorables dans des séries cultes qui ont bercé des générations de spectateurs, à l’instar de Journal de Jamil wa Hanaa, Famille 7 étoiles, Journal d’un Directeur général et Abu Janti.
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