L’annonce du décès de Slim Meherzi, le samedi 21 février 2026, a provoqué une vive émotion à La Marsa et bien au-delà. Pédiatre reconnu, ancien maire de la municipalité et ancien joueur de volley-ball, il s’est éteint alors qu’il était encore en pleine activité professionnelle. Figure respectée, à la trajectoire singulière mêlant médecine, engagement public et sport de haut niveau, Slim Meherzi laisse l’image d’un homme profondément ancré dans sa ville. Dès l’annonce de sa disparition, les hommages se sont multipliés, notamment sur les réseaux sociaux, où habitants, proches, anciens patients et acteurs du milieu sportif ont salué un médecin accessible, un responsable local investi et un sportif qui a porté les couleurs du Futur Sportif de La Marsa et du club tunisien de volley-ball.
Sur le plan professionnel, Slim Meherzi s’était imposé comme l’un des pédiatres les plus respectés de La Marsa. Son cabinet était connu bien au-delà de la municipalité, non pas pour une communication tapageuse, mais pour une pratique médicale fondée sur la proximité, l’écoute et la constance. Il n’a jamais dissocié son métier de médecin de son rôle social, convaincu que la santé et la qualité de vie relevaient aussi de choix collectifs.
Cet engagement l’a naturellement conduit à la vie publique. Élu maire de la municipalité de La Marsa en juillet 2018 avec 23 voix sur 30, Slim Meherzi incarnait alors une figure de consensus local. Son mandat, bien que relativement court, a été marqué par une volonté affichée de gestion de proximité et de service public. En octobre 2019, il annonce toutefois sa démission, un choix qui avait surpris mais qui reflétait déjà une certaine lucidité sur les limites et les contraintes de l’action politique locale.
Slim Meherzi n’était pas un homme de discours creux ni de postures. Il appartenait à cette génération de notables locaux qui agissent plus qu’ils ne s’exposent. Sa mort rappelle, de manière brutale, la fragilité de ces profils hybrides — médecins, élus, citoyens engagés — qui tiennent souvent à bout de bras des équilibres locaux sans jamais chercher la lumière.
Aujourd’hui, La Marsa perd bien plus qu’un ancien maire ou un pédiatre réputé. Elle perd un repère discret mais solide. Et si les hommages affluent, ils disent surtout une chose : l’impact réel se mesure moins à la durée d’un mandat qu’à la trace humaine laissée derrière soi.