Décès du Tunisien Wajdi Hella : la justice italienne met en cause des agents pénitentiaires pour homicide involontaire

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De nouvelles révélations viennent de faire surface concernant le décès du migrant tunisien Wajdi Hella, 27 ans, survenu en décembre 2024 dans la prison de Piacenza en Italie. Selon des sources judiciaires italiennes, le parquet a officiellement inculpé plusieurs agents de la police pénitentiaire pour homicide involontaire et falsification de documents officiels.
L’activiste tunisien résidant en Italie, Mejdi Kerbaï, a rappelé qu’il avait déjà évoqué cette affaire dans le passé et s’était entretenu avec la sœur du défunt, laquelle avait exprimé, dès le départ, ses doutes quant à la version officielle de la mort de Wajdi.
Près de neuf mois plus tard, l’enquête révèle que les agents pénitentiaires auraient failli à leur devoir de protection, alors que le danger était prévisible. Le parquet se réfère à l’article 40 du Code pénal italien, qui stipule que « celui qui, par une omission, cause un événement qu’il avait l’obligation d’empêcher, en est tenu pour responsable ». La falsification présumée porterait sur des tentatives de dissimuler ce manquement.
Le jeune homme n’aurait pourtant réclamé qu’un droit fondamental : celui de rencontrer sa compagne au sein de la prison. Les agents l’auraient empêché, en violation de la loi et de ses droits élémentaires.
Kerbaï souligne que ce drame s’inscrit dans une série de décès inquiétants touchant des migrants tunisiens détenus en Italie, un phénomène que la justice italienne semble aujourd’hui commencer à reconnaître.

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