La mort de Maha D., une infirmière tunisienne de 31 ans, retrouvée sans vie dans son appartement de la Türlenstrasse, dans le quartier de Stuttgart-Nord, mardi 27 janvier 2026 ne cesse de faire couler de l’encre. Selon les rapports officiels de la police et de la justice allemande relayés par le média allemand Stuttgarter Zeitung, les résultats de l’autopsie confirment que sa mort est le résultat d’un acte de violence délibéré, écartant toute suspicion de décès naturel.
À l’hôpital de Stuttgart où elle exerçait, Maha D. était unanimement décrite comme « populaire, ouverte et joyeuse » par ses collègues. Jan Steffen Jürgens, directeur médical et PDG de la clinique, a exprimé sa profonde émotion : « Nous pleurons une collègue exceptionnelle, dont la gentillesse et le professionnalisme laissaient une empreinte durable sur chacun d’entre nous ». Ses collègues évoquent une jeune femme dévouée, humaine, souriante et respectée, qui avait choisi de quitter son pays pour gagner sa vie.
La police allemande a arrêté un homme de 32 ans, d’origine palestinienne, qui connaissait la victime. Il est actuellement en détention provisoire dans l’attente des suites de l’enquête. Les autorités allemandes précisent que les investigations se poursuivent afin de déterminer les motifs exacts de ce crime.
Ce drame intervient dans un contexte déjà sombre pour la résidence de la Türlenstrasse : il s’agit du deuxième féminicide signalé dans cet immeuble vétuste, après le meurtre, en 2023, d’une étudiante infirmière de 32 ans.
La nouvelle a provoqué une onde de choc parmi les Tunisiens dont particulièrement ceux de l’étranger. Maha D. incarnait le courage et la détermination de milliers de jeunes femmes tunisiennes qui choisissent la migration pour travailler dans le secteur médical, souvent loin de leur famille, en portant l’espoir d’un avenir meilleur.
Le corps de Maha D. vient être rapatrié en Tunisie. Il devrait être inhumé ce weekend dans sa ville natale de Senad à Gafsa.
Paix à son âme!