Le projet de la nouvelle autoroute reliant Tunis à Sidi Bouzid avance conformément au calendrier établi, avec un taux d’achèvement déjà atteint de 30 %. Le ministre de l’Infrastructure et de l’Habitat, Salah Zouari, a confirmé cette progression lors d’une visite récente dans le gouvernorat de Kairouan, où il a inspecté l’état d’avancement des travaux. Cette infrastructure stratégique, qui s’étendra sur 185 kilomètres, représente un investissement global de 1,7 milliard de dinars, soit l’équivalent de 506 millions d’euros.
Lors de sa visite, le ministre était accompagné de son homologue des Domaines de l’État et des Affaires territoriales, Wajdi Hedhili. Ensemble, ils ont supervisé les carrières fournissant les matériaux de construction, tout en insistant sur l’importance du respect des délais. Le projet, dont les travaux doivent débuter en 2026, devrait être entièrement opérationnel dès 2027. Cette autoroute vise principalement à améliorer la connectivité entre les différentes régions tunisiennes, facilitant ainsi le transport des marchandises et des personnes. Par conséquent, elle devrait contribuer au développement économique des zones traversées, en particulier le gouvernorat de Sidi Bouzid, historiquement moins bien desservi par les infrastructures routières.
La construction de cette autoroute génère des effets immédiats sur l’emploi local, avec des centaines de postes créés durant la phase de réalisation. De plus, une fois achevée, elle réduira considérablement les temps de trajet entre le centre du pays et la capitale, ce qui est susceptible de stimuler les échanges commerciaux et les investissements. Le ministre Zouari a rappelé que ce projet s’inscrit dans une politique plus large de modernisation des infrastructures de transport en Tunisie, visant à rééquilibrer le développement territorial. Les autorités misent sur un effet entraînant pour l’économie régionale, avec une augmentation prévisible du trafic et des activités économiques le long du corridor.
Les équipes techniques et les entreprises concernées travaillent actuellement à préparer les appels d’offres pour la suite des travaux, qui démarreront effectivement en 2026. Le ministre a tenu à rassurer quant au sérieux du calendrier annoncé, malgré les défis logistiques et climatiques que peut rencontrer un chantier de cette ampleur.