Le baril de Brent s’est hissé au-dessus de 109 dollars ce vendredi. Par ailleurs, cette progression représente une augmentation de près de 8% sur l’ensemble de la semaine. En parallèle, le West Texas Intermediate s’échangeait aux alentours de 105 dollars. Par conséquent, ces deux références enregistrent leurs plus fortes hausses hebdomadaires depuis plusieurs mois.
Le détroit d’Ormuz constitue la voie maritime la plus importante au monde pour le transport pétrolier. En temps normal, environ un cinquième de l’offre mondiale de pétrole transite par ce passage. À cela s’ajoute une chute brutale du trafic des pétroliers depuis le début des hostilités fin février. En sus de cette baisse, les flux de brut et de carburants ont diminué de près de 6 millions de barils par jour au premier trimestre, selon l’Agence américaine d’information sur l’énergie. D’autre part, les médias d’État iraniens rapportent qu’environ 30 navires ont traversé la zone cette semaine. Qui plus est, la guerre a fait chuter les stocks mondiaux de pétrole à un rythme sans précédent. L’Agence internationale de l’énergie a indiqué cette semaine que les marchés pourraient rester « sévèrement sous-approvisionnés » jusqu’en octobre, même si le conflit prenait fin le mois prochain.
Une trêve est en vigueur depuis début avril. En plus de ce fragile cessez-le-feu, plusieurs accrochages ont eu lieu. Téhéran et Washington semblent très éloignés sur les termes d’un règlement durable. Par ailleurs, le groupe de négoce Vitol propose désormais du brut irakien, provenant de sources situées en dehors du détroit d’Ormuz, à ses acheteurs. Cette stratégie suggère que certains cargaisons ont trouvé des itinéraires alternatifs pour quitter la région.
MBY
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