La ministère des Affaires culturelles a déploré le décès de l’artiste plasticien et photographe Wadii Mhiri, survenu ce jeudi 11 septembre 2025. L’artiste laisse derrière lui un héritage artistique riche et varié qui a profondément marqué la scène culturelle tunisienne et internationale.
Né à Tunis, Wadii Mhiri s’est consacré dès 2004 à la photographie et à l’art contemporain. Ses œuvres explorent les thématiques de l’identité et de la mémoire en lien avec le contexte tunisien actuel, affirmant avec force : « Notre identité ne nous appartient que partiellement… seule notre conscience peut tracer le chemin vers elle ».
Outre sa carrière créative, il a exercé l’enseignement au Institut Supérieur des Métiers de la Mode de Monastir pendant quatre années, contribuant à former une nouvelle génération d’artistes. Membre actif de l’Union des artistes plasticiens tunisiens, il a également été représentant du POLEN Art Fair lors de la résidence française en Tunisie. Son parcours multidisciplinaire l’a amené à se former en céramique et en arts du feu, en vidéo, en art floral japonais (Ikebana), en programmation neuro-linguistique et en design de mode en France.
Wadii Mhiri a participé à de nombreuses expositions et résidences artistiques en Tunisie et à l’étranger, parmi lesquelles : « La Circonférence vide » (2017, Tunis), « Géo-Grafi » au Centre Bechir (2017), LICHTCAMPUS en Allemagne (2017), Ségou’Art au Mali (2016), ou encore le festival INTERFERENCE à la Médina de Tunis (2016). Il a également été présent dans de grandes expositions collectives internationales telles que Med’in Peace (France, 2016-2017), Traces au MUCEM de Marseille (2015-2016), Focus Maghreb à SWAB Barcelone (2016) et Tunis, la nouvelle image à Londres (2016).
Son parcours exceptionnel a été récompensé à plusieurs reprises, notamment par le Premier Prix de la Photographie Contemporaine (2011) lors de la Biennale de Sculpture Lumineuse de Sfax, ainsi que par le Premier Prix de l’Exposition Annuelle de l’Union des Artistes Plasticiens Tunisiens (2007).
La scène artistique tunisienne perd ainsi une figure majeure, dont l’influence et l’engagement continueront d’inspirer les artistes et les amateurs d’art dans le monde entier.
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