Docteur Anis BENNANI est médecin spécialiste en gynécologie obstétrique, né en France il y a 43 ans, d’origine tunisienne, fils de parents tunisiens naturalisés français. Il a grandi et exercé en France tout en conservant un lien profond et charnel avec le pays de ses racines, la Tunisie qu’il considère également comme le sien.
Formé à la prestigieuse faculté de médecine Paris Cité, anciennement université Paris-Descartes, Dr BENNANI a développé une expertise solide dans le suivi et la santé féminine, la gestion des grossesses normales et à risque ainsi que dans les interventions chirurgicales gynécologiques ; son parcours est marqué par une pratique attentive et humaine où il allie compétence médicale pointue et écoute empathique.
Il exerce à Paris 13e ainsi que dans la région Sud pour des interventions hebdomadaires.
Engagé au-delà de sa pratique clinique, Dr BENNANI a activement participé à l’organisation de 2 caravanes médicales en France destinées à la Tunisie, mobilisant des collectes et approvisionnements de matériel médical avec le soutien du Fonds social européen. Ces initiatives ont permis de renforcer la coopération médicale entre la France et la Tunisie, la délégation dont il a fait partie a été reçue par des autorités tunisiennes compétentes de haut niveau ainsi que par le Croissant-Rouge tunisien, témoignant de l’importance et de la reconnaissance de ce travail humanitaire.
Dr BENNANI nourrit une grande fierté d’appartenir à un pays qui est la Tunisie, qui compte parmi ses sommités des professeurs et experts médicaux de renommée internationale ; cette double appartenance culturelle enrichit sa pratique et sa vision médicale, notamment lorsqu’il consulte des patientes d’origine tunisienne, il aime évoquer avec elles l’ambiance chaleureuse de la Tunisie, ses traditions culinaires et les souvenirs joyeux de ses vacances d’enfance, créant ainsi un lien de confiance et de proximité.
Bien qu’il ait construit sa vie professionnelle en France, Dr BENNANI envisage avec espoir la possibilité de s’installer un jour en Tunisie pour y apporter son savoir-faire et contribuer au développement médical de son pays d’origine.
Membre actif, il continue à se former et à participer à des congrès internationaux afin de rester à la pointe des avancées médicales et d’offrir à ses patientes des soins toujours plus adaptés et innovants.
Le métier de gynécologue obstétricien en France en 2026 est marqué par une tension entre une demande croissante de soins, des conditions de travail éprouvantes et une nécessité d’adaptation culturelle et technique. Ces défis appellent à des solutions structurelles telles que l’amélioration des conditions de travail, le renforcement des effectifs et un soutien accru à la formation et à la coordination des soins.
Entretien avec Feriel Berraies Guigny partenaire presse United Fashion for Peace le magazine pour une planète éthique (webzine.unitedfashionforpeace.com)
Le quotidien des médecins spécialistes en gynécologie obstétrique
Le quotidien d’un gynécologue-obstétricien est à la fois riche, exigeant et profondément humain, chaque journée est rythmée par une diversité d’activités médicales, administratives et relationnelles qui requièrent à la fois rigueur, expertise et empathie.
Comment est consacrée votre journée ?
Une grande partie de ma journée est consacrée aux consultations, je reçois des patientes pour des bilans gynécologiques de routine, des suivis de contraception, des dépistages de pathologies (comme les infections, les troubles hormonaux ou les cancers gynécologiques) ou encore pour des conseils en santé sexuelle et reproductive. Ces consultations demandent une écoute attentive et une communication claire car elles touchent souvent à des sujets intimes et sensibles.
Le suivi de grossesse fait partie de vos activités bien sûr ?
Le suivi des femmes enceintes est une autre facette majeure de ma pratique. Je réalise des examens cliniques réguliers, des échographies et je surveille la santé de la mère et du fœtus. Je suis également amené à détecter et gérer les grossesses à risque en collaboration avec d’autres spécialistes si nécessaire. Ce suivi nécessite une vigilance constante et une capacité à rassurer les patientes tout au long de cette période cruciale.
Interventions chirurgicales
Je participe à des interventions chirurgicales, qu’il s’agisse de chirurgie programmée (comme les hystérectomies, les myomectomies ou les interventions pour endométriose) ou d’urgences obstétricales (césariennes, prise en charge des hémorragies post-partum). Ces actes demandent une grande précision technique et une gestion efficace du stress.
Mon travail en équipe pluridisciplinaire
Ma pratique s’inscrit dans un cadre hospitalier où je travaille en étroite collaboration avec des sages-femmes, des anesthésistes, des pédiatres, des infirmières et d’autres spécialistes. Cette coopération est essentielle pour assurer une prise en charge globale et sécurisée des patientes.
Gestion administrative et formation continue
En parallèle des soins, je dois gérer des tâches administratives : rédaction de comptes rendus, mise à jour des dossiers médicaux, coordination avec les autres professionnels de santé et parfois gestion d’équipe. Je consacre aussi du temps à la formation continue indispensable pour rester informé des dernières avancées médicales et technologiques, participer à des congrès ou contribuer à la recherche.
Dimension humaine et culturelle
Ma double appartenance culturelle franco-tunisienne enrichit ma pratique quotidienne. Je suis souvent un interlocuteur privilégié malgré « mon accent prononcé » pour des patientes d’origine tunisienne ou maghrébine avec lesquelles je partage une compréhension culturelle qui facilite le dialogue et la confiance en évoquant avec elles des souvenirs, des traditions ou des habitudes qui créent un lien chaleureux et rassurant.
Ce quotidien, bien que parfois intense, est aussi source de grande satisfaction car il nous permet d’accompagner les femmes dans des moments essentiels de leur vie, de la prévention à la maternité en passant par la gestion des pathologies gynécologiques.
Quels défis actuels des gynécologues-obstétriciens en France ?
La pénurie de gynécologues obstétriciens. Malgré une augmentation du nombre total de gynécologues-obstétriciens (5838 en 2025 pour plus de 14 000 000 de femmes de plus de 15 ans, ratio 1 pour 2400 patientes potentielles), la profession fait face à une pénurie dans certaines régions notamment en zones rurales ou moins attractives. Cette situation conduit à des postes vacants, un recours important à l’intérim voire à la fermeture de certaines structures de maternité, ce qui impacte la continuité et la qualité des soins.
Conditions de travail difficiles et épuisement professionnel
Le rythme et les conditions de travail sont jugés de plus en plus difficiles ; environ 80 % des gynécologues-obstétriciens estiment que leur métier est peu compatible avec un équilibre vie professionnelle / vie personnelle satisfaisant. Les astreintes fréquentes, les horaires décalés et la charge émotionnelle liée aux urgences obstétricales contribuent à un fort épuisement professionnel.
Adaptation aux spécificités culturelles et médicales, c’est un point important ?!
La diversité des patientes notamment avec des femmes issues de milieux culturels variés impose une adaptation constante des soins ; par exemple la prise en charge des femmes excisées ou issues de communautés spécifiques nécessite une formation et une sensibilité particulières pour assurer un accompagnement respectueux et efficace.
Pression administrative et organisationnelle, une spirale sans fin ?
Les gynécologues doivent gérer une charge administrative importante entre dossiers médicaux, coordination avec d’autres professionnels et respect des normes réglementaires. Cette pression réduit le temps consacré aux soins directs et peut générer une frustration professionnelle.
Gestion des urgences et grossesses à risque
La prise en charge des grossesses à risque et des urgences obstétricales reste un défi majeur nécessitant une vigilance constante et une capacité à intervenir rapidement dans des situations parfois critiques.
Le métier de gynécologue obstétricien en France en 2026 est marqué par une tension entre une demande croissante de soins, des conditions de travail éprouvantes et une nécessité d’adaptation culturelle et technique. Ces défis appellent à des solutions structurelles telles que l’amélioration des conditions de travail, le renforcement des effectifs et un soutien accru à la formation et à la coordination des soins ».
Merci docteur !