Les eaux souterraines sont un bien commun mondial, indispensable à la vie et au développement. Leur préservation est un défi collectif qui conditionne l’avenir de millions de personnes et la santé des écosystèmes.
C’est dans ce cadre que l’ingénieur et expert en ressources en eau Mohamed Salah Glaïed a souligné, dans un post publié sur sa page Facebook, l’importance capitale des eaux souterraines pour l’humanité et leur rôle stratégique dans la sécurité hydrique mondiale.
Selon lui, les eaux souterraines représentent près de 99 % de toutes les réserves mondiales d’eau douce liquide et constituent actuellement un quart de toute l’eau douce utilisée par l’homme. Bien que présentes en abondance sous la surface, leur disponibilité varie fortement d’une région à l’autre, certaines zones étant particulièrement dépendantes de cette ressource pour l’alimentation en eau potable et l’irrigation.
Mohamed Salah Glaïed
Glaïed a rappelé que les eaux souterraines fournissent environ la moitié de l’eau domestique consommée dans le monde, y compris pour la majorité des populations rurales non desservies par des réseaux publics ou privés. Elles représentent également près de 25 % de l’eau utilisée pour l’irrigation, ce qui en fait un pilier essentiel pour l’agriculture et la sécurité alimentaire. Dans certaines régions à forte activité agricole, cette part peut atteindre jusqu’à 40 % de l’eau utilisée pour les cultures, soulignant la dépendance des systèmes agricoles aux nappes phréatiques.
L’expert a également alerté sur la croissance continue de la demande en eau, estimée à 1 % par an au niveau mondial au cours des trois prochaines décennies. Cette augmentation est alimentée par la croissance démographique, l’évolution des modes de consommation et le développement économique, mettant davantage de pression sur les ressources existantes et accentuant les risques de surexploitation.
Enfin, Mohamed Salah Glaïed a insisté sur la nécessité d’une gestion durable et proactive des eaux souterraines, combinant protection des aquifères, réduction des pertes, amélioration des réseaux de distribution et sensibilisation des usagers. Il a rappelé que ces ressources représentent non seulement un outil essentiel pour l’accès à l’eau potable, mais aussi un levier stratégique pour l’agriculture, le développement économique et l’adaptation au changement climatique.