La situation ne cesse de se compliquer dans l’éducation nationale. La « fougue » du secrétaire général de la Fédération Générale de l’enseignement secondaire, Lassad Yakoubi, ne semble pas plaire à tous les enseignants.
Le représentant de la coordination « Parents en Colère », Hassan Abdelaziz Kchok, a affirmé que plus de 50% des enseignants sont défavorables aux décisions prises par la Fédération. « On garde, néanmoins, une mentalité corporatiste. Certains enseignants ont même affirmé qu’ils ont été contraints à boycotter les examens du premier trimestre et qu’ils ont été appelés à faire de même pour le second trimestre », a-t-il expliqué.
Kchok poursuit en affirmant que certains enseignants, excédés, comptent transférer leurs enfants de l’enseignement public au privé. « Nous refusons l’année blanche. Il faut trouver, de ce fait, des solutions urgentes pour résoudre la crise qui menace l’avenir de 900 000 élèves », a-t-il soutenu.
Par ailleurs, le coordinateur national a annoncé que les parents d’élèves vont observer une série de mouvements de protestation jeudi 24 janvier 2019 pour dénoncer le conflit opposant le ministère de l’Education aux syndicats et le fait que les élèves y soient entraînés malgré eux.
4,5 millions de parents vont exprimer leur colère ce jour-là. Les rassemblements auront lieu sur les places publiques de la capitale et des régions intérieures. « On est plus proche du spectre de l’année noire que de celui de l’année blanche. Une intervention urgente est requise pour rétablir la situation », a-t-il déclaré à l’agence TAP.
A titre de rappel, plusieurs parents d’élèves, soutenus par la coordination Parents en Colère, ont porté plainte contre la Fédération générale de l’enseignement secondaire auprès des procureurs de la République près les Tribunaux de Première Instance pour la décision du boycott des examens et des conseils de classe.
Alors que nos enfants galèrent et se battent pour pouvoir suivre normalement leurs, passer leurs examens et obtenir leurs notes, le monde s’apprête à célébrer pour la première fois, ce 24 janvier, la journée mondiale de l’éducation 2019. L’objectif visé par l’instauration de cette journée par les pays membres de l’ONU, n’est autre que de montrer l’importance de la garantie d’un enseignement de qualité, équitable et global à tous les niveaux pour que chacun puisse avoir l’occasion d’apprendre toute la vie.
Il semble que nous vivons dans un autre monde.
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