El Karraka célèbre 50 ans d’histoire et de passion artistique

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La Goulette se transforme, en ce mois d’août, en un véritable écrin culturel pour accueillir la 50ᵉ édition du Festival « El Karraka–Méditerranée ». Cinquante ans d’existence, c’est un demi-siècle de rencontres, de créations et d’émotions partagées, qui font aujourd’hui de cet événement un phare du paysage artistique tunisien et méditerranéen.
Dès ses origines, « El Karraka » a su conjuguer mémoire et innovation, mêlant héritage culturel et audace créative. Cette édition anniversaire s’inscrit dans cette continuité : un hommage au passé qui nourrit l’avenir. La ville portuaire, riche de son histoire et de sa diversité culturelle et civilisationnelle, vibrera une fois encore au rythme des arts vivants : théâtre, musique, danse, arts de rue et expressions plurielles se croiseront dans un esprit d’ouverture et de dialogue.
Au cœur de cette célébration, le théâtre s’impose comme l’âme et la colonne vertébrale du festival. Art vivant par essence, il questionne, bouscule, émeut et rassemble, créant un pont entre les générations et entre les imaginaires. Chaque représentation promet d’être un moment suspendu, où se rencontrent la passion des artistes et la curiosité du public.
Le programme, riche et varié, aligne dix-sept spectacles alternant créations théâtrales, concerts, performances de rue et ateliers. L’ouverture donnera le ton avec la comédie musicale « Dima nadhhak » de Mounir Argui, réunissant sur scène Kaouthar Belhaj, Hanène Chograni, Jamel Madani, Fethi Mselmani, Ikram Azouz, Mohamed Hassine Frikh, Belhassen Mtimet et Zine Elabidine Mornagui.
La programmation musicale fera voyager les spectateurs à travers différents univers : du chant soufi à la musique classique, du rap au mezoued, en passant par les sonorités méditerranéennes et populaires. Des rendez-vous attendus ponctueront les soirées : Ziara de Sami Lajmi, Aouled Azzouzia, Visa de Karim Gharbi, Big Bossa de Wajiha Jendoubi ou encore El Maestro de Bassem Hamraoui.
En parallèle, la Maison de la culture du Kram-Ouest accueillera, du 17 au 25 août, un panorama du théâtre tunisien : Danse du ciel et Qart du Théâtre national, Sous pression du Centre des arts dramatiques du Kef, « El Kabbout » du Centre national des arts de la marionnette, « Beau fantasme » de la Compagnie Bidâa, « Ma chère Granti » de Fadhel Jaïbi et « Le Robot extraordinaire » de la Compagnie Art de vie de Kasserine.
Fidèle à son esprit populaire et participatif, le festival proposera un carnaval d’ouverture haut en couleurs, des ateliers créatifs pour enfants et jeunes, des animations de rue, ainsi qu’une cérémonie d’hommage aux grandes figures du théâtre tunisien.
La clôture sera marquée par la prestation envoûtante d’Aya Daghnouj, dont la voix et la présence scénique confirment l’émergence d’un talent majeur.
Par sa densité et sa diversité, cette édition des 50 ans s’annonce comme un moment d’exception : un voyage au cœur de l’âme de La Goulette, ce « plus beau coin de la planète », où l’art devient langage universel et trait d’union entre les cultures.

Ci après le programme complet de cette 50ᵉ édition du Festival « El Karraka–Méditerranée » :

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