La présidente du Parti destourien libre (PDL), Abir Moussi, comparait devant la justice ce vendredi 13 novembre dans le cadre de l’affaire dite du « bureau d’ordre », une procédure judiciaire qui lui vaut des accusations gravissimes. Selon l’ordonnance de renvoi, elle est jugée en vertu de l’article 72 du Code pénal, un article particulièrement lourd puisque les chefs d’accusation peuvent entraîner la peine capitale.
De nombreux avocats, militants de droits de l’homme et partisans de Abir Moussi se sont rassemblés devant le Tribunal pour exprimer leur soutien à la président du PDL et appelant à sa libération immédiate.
De leur côté, les organisations internationales ne restent pas de marbre. Amnesty International a alerté sur le fait que les accusations portées contre Abir Moussi menacent ses droits fondamentaux. Pour l’ONG, il s’agit d’un usage détourné du pouvoir judiciaire afin de faire taire l’une des voix majeures de l’opposition.
De son côté, le barreau de Tunis a appelé à une mobilisation massive en soutien à la défense d’Abir Moussi, dénonçant la gravité des accusations et plaidant pour le respect du droit à un procès équitable.
L’affaire remonte à octobre 2023, lorsque la cheffe du PDL avait tenté d’entrer dans le Bureau d’ordre du Palais de la présidence de la République à Carthage pour y déposer un recours administratif. L’incident avait conduit à son arrestation, puis à son placement en détention préventive.