Le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle redouble d’efforts pour intégrer les personnes en situation de handicap dans la vie active. Invité ce vendredi 18 juillet 2025 sur les ondes de la radio nationale, Mohsen Ben Touati, directeur général de l’initiative privée, a rappelé que cette cause relève d’une responsabilité collective. Aujourd’hui, la Tunisie compte près de 468 000 titulaires de la carte d’handicap.
Un nouveau coup de pouce pour entreprendre
Depuis ce jeudi, un nouveau programme de financement est ouvert aux personnes handicapées souhaitant lancer leur propre projet. Pour en bénéficier, il est indispensable d’être inscrit dans un bureau de l’emploi, condition préalable pour accéder à la plateforme dédiée.
Les demandes seront étudiées au niveau régional par des commissions composées notamment de représentants du ministère, du ministère des Affaires sociales et de la Banque tunisienne de solidarité. Ces comités auront toute latitude pour décider de l’attribution des prêts, et la banque s’engagera à respecter leurs décisions.
Mohsen Ben Touati a assuré que les services du ministère restent disponibles pour accompagner les porteurs de projet tout au long du parcours : conseils, encadrement et suivi personnalisé sont au rendez-vous.
Deux salons annoncés d’ici fin 2025
Parmi les autres initiatives prévues : l’organisation, d’ici la fin de l’année, d’un salon dédié à la promotion des produits réalisés par des entrepreneurs handicapés. Un second salon, centré sur l’emploi, permettra de mettre en relation recruteurs et candidats. Il s’inscrira dans la lignée de celui de 2023, qui avait permis de recenser quelque 800 offres d’emploi, dont 120 dans les domaines du numérique et de la communication.
Selon les premières données du programme de financement actuel, de nombreux bénéficiaires se sont lancés avec succès dans l’élevage de moutons, preuve que l’impact économique peut être réel et positif.
Le secteur privé appelé à faire plus
En revanche, la participation du secteur privé reste encore trop timide. Le quota légal imposant aux entreprises d’employer au moins 2 % de personnes en situation de handicap est rarement respecté, regrette Mohsen Ben Touati. Des diagnostics sont en cours pour mieux cerner les besoins et la capacité d’accueil des entreprises privées.
Un autre programme est également en préparation : il prévoit une prise en charge par l’État de l’aménagement des postes de travail pour les nouveaux recrutés en situation de handicap.