Dans un communiqué publié jeudi, le Mouvement Ennahdha a vivement dénoncé ce qu’il a qualifié de « violente agression » commise par un agent pénitentiaire à l’encontre de son président par intérim, Mondher Ounissi.
Selon le communiqué, l’incident est survenu lorsque ce dernier a refusé d’être embarqué de force dans un véhicule carcéral “tristement connu pour ses conditions de transport jugées humiliantes et déjà maintes fois dénoncées par des prisonniers politiques”. A la suite de ce refus, l’agent aurait proféré de graves insultes, y compris à l’encontre de la mère de Ounissi, avant de le frapper violemment à plusieurs endroits de son corps, notamment au niveau du rein malade, alors même qu’il devait être transféré pour une consultation médicale prévue après des analyses récentes.
Face à cette situation, Ennahdha a exigé la libération immédiate de Mondher Ounissi, l’ouverture d’une enquête sérieuse et la mise à disposition de toutes les informations à l’opinion publique. Le mouvement a également tenu les autorités responsables de l’intégrité physique de son dirigeant et a appelé les organisations de défense des droits humains, ainsi que l’ensemble des forces vives du pays, à se mobiliser fermement contre ce type de pratiques qu’il juge inacceptables.
Mondher Ounissi est détenu depuis septembre 2023 dans le cadre de l’affaire dite du « complot », liée à la diffusion sur les réseaux sociaux, à l’automne 2023, d’enregistrements fuités. Ces enregistrements révèlent des échanges entre lui et la journaliste Chahrazed Akacha, au cours desquels il évoque des rencontres avec Othman, Hussein et Omar Jenayah, tout en critiquant plusieurs figures du Mouvement Ennahdha.
Son nom a été mentionné dans l’enquête sur le décès de Jilani Daboussi, en sa qualité de médecin. Un mandat de dépôt a été émis à son encontre en mai 2024. Durant sa détention, M. Ounissi a entamé une grève de la faim pour protester contre son incarcération.
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