Une juge fédérale de Californie, Trina Thompson, a ordonné la suspension temporaire des expulsions de milliers de ressortissants du Honduras, du Nicaragua et du Népal, menacés de renvoi après la révocation de leur statut de protection par l’administration Trump.
Dans sa décision rendue jeudi, la magistrate a souligné : « La liberté de vivre sans peur, l’opportunité de profiter de la liberté et du rêve américain. C’est tout ce que les plaignants recherchent. »
Avant de dénoncer la logique de l’administration précédente, estimant qu’il leur est demandé « de racheter leur origine ethnique et de partir à cause de leurs noms et de leur sang», une motivation que le tribunal rejette fermement.
En juillet, l’administration Trump avait mis fin au Temporary Protected Status (TPS) pour plus de 51 000 Honduriens et 3 000 Nicaraguayens, arrivés aux États-Unis après l’ouragan Mitch de 1998. Ce statut humanitaire permet à des ressortissants étrangers de rester temporairement aux États-Unis lorsque leur pays est touché par une guerre, une catastrophe naturelle ou des troubles majeurs. Par ailleurs, environ 7 000 Népalais bénéficient également du TPS, après le tremblement de terre dévastateur de 2015 dans leur pays