La ministre des Finances, Michket Slama, a présenté les prévisions budgétaires pour l’exercice 2026. Le budget de l’État est ainsi anticipé à 52 560 millions de dinars, ce qui équivaut à une augmentation de 7,3% par rapport aux résultats escomptés de 2025. Cette progression est néanmoins immédiatement absorbée par une augmentation plus forte des engagements financiers. En effet, les dépenses sont estimées à 63 575 millions de dinars, affichant une hausse de 8,9%. Par conséquent, l’équilibre des comptes publics reste un objectif complexe à atteindre.
L’analyse des recettes révèle une dépendance structurelle aux impôts et taxes. Les recettes fiscales sont projetées à 47 773 millions de dinars. Elles constituent ainsi 90,9% du budget total. Les recettes non fiscales, provenant d’autres sources que la fiscalité, sont pour leur part évaluées à 4 437 millions de dinars. Cette configuration place la politique de collecte de l’impôt au cœur de la stratégie gouvernementale.
Le gouvernement indique vouloir renforcer son action dans le domaine fiscal. Cette orientation a pour but de lutter contre l’évasion et de consolider l’autonomie de l’État en matière de ressources. L’objectif final est de permettre à l’État de financer ses composantes sociales. La réussite de cette stratégie repose donc sur une amélioration du rendement du système fiscal, sans lequel les arbitrages budgétaires pourraient s’avérer difficiles.
Finances publiques : Ce que contient le budget 2026
Miniature people: Group of small businessmen standing on coin with Business Growth concept.