Forum de Gouvernance 2025 : l’IACE plaide pour une Tunisie à la gouvernance modernisée 

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La 7ᵉ édition du Forum de Gouvernance, organisé par l’IACE, s’est ouverte ce samedi 18 octobre 2025. L’événement a réuni responsables institutionnels, experts et acteurs du secteur privé pour une réflexion approfondie sur l’évolution de la gouvernance en Tunisie.

Cette édition se penche sur un thème central : « 20 ans après la Loi n°2005-96 : faut-il revoir et actualiser notre cadre de gouvernance ? » Adoptée en octobre 2005, cette loi a constitué une étape majeure dans l’instauration de la transparence et de la responsabilité économique dans les entreprises tunisiennes. Elle visait à renforcer les dispositifs financiers, garantir l’indépendance des commissaires aux comptes et instituer des comités d’audit, jetant ainsi les bases d’une culture de gouvernance progressivement intégrée dans les pratiques du secteur privé.

Vingt ans plus tard, comme l’a souligné Zoubeir Chaieb, vice-président de l’IACE dans son mot d’ouverture, des défis persistent. Certains dispositifs restent peu appliqués, les mécanismes de contrôle révèlent des fragilités, et la législation peine à suivre l’accélération des enjeux liés à la digitalisation, à l’internationalisation, aux exigences extra-financières et à la lutte contre le blanchiment.

Face à ces constats, les appels à une réforme se multiplient : renforcement de la supervision, encadrement des sanctions, et harmonisation des cadres réglementaires. Selon le vice-président de l’IACE, la gouvernance ne se limite plus à un ensemble de règles : elle constitue un levier stratégique essentiel pour une croissance durable fondée sur la transparence, la responsabilité et l’intégrité.

Le Forum ambitionne de dresser un bilan lucide de l’application de la loi de 2005 et d’explorer son adaptation aux réalités économiques et technologiques actuelles. Les travaux s’appuieront sur les évaluations d’experts, les contributions des partenaires institutionnels et les retours d’expérience du secteur privé, avec pour objectif de mettre en lumière les forces, les limites et les failles du cadre actuel et de formuler des pistes de réforme réalistes et alignées sur les standards internationaux.

« Sans gouvernance efficace, il ne peut y avoir ni compétitivité, ni attractivité, ni pérennité », a insisté Chaieb, appelant à transformer le constat en action concrète pour une Tunisie plus forte, plus transparente et plus compétitive.

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