Des frappes aériennes ont visé, ce samedi 28 février, la capitale iranienne, Téhéran, dans ce que les autorités israéliennes présentent comme une « attaque préventive » contre l’Iran. Plusieurs explosions ont été entendues dans différents quartiers de la ville, marquant une brusque escalade régionale.
Du côté israélien, le ministre de la Défense a confirmé le lancement de frappes contre des cibles iraniennes, affirmant qu’il s’agissait d’une action anticipative face à des menaces imminentes. Aucune précision n’a été donnée, à ce stade, sur la nature exacte des objectifs militaires visés ni sur l’ampleur des dégâts.
Selon l’agence de presse iranienne Tasnim, au moins sept missiles auraient frappé la zone du palais présidentiel ainsi que le complexe lié au Guide suprême iranien. De son côté, l’agence officielle de la République islamique d’Iran a fait état de détonations dans cinq sites distincts à travers la capitale.
Des médias iraniens, dont l’Agence Mehr, ont annoncé la fermeture complète de l’espace aérien iranien « jusqu’à nouvel ordre », signe d’un niveau d’alerte maximal. Des images circulant sur les réseaux sociaux montrent des colonnes de fumée s’élevant au-dessus de plusieurs quartiers stratégiques de Téhéran, sans qu’un bilan officiel ne soit encore communiqué.
Dans les premières heures qui ont suivi les bombardements, des sources médiatiques ont évoqué un ciblage du siège de la présidence ainsi que du Conseil national de sécurité, dans le cadre d’une opération coordonnée israélo-américaine qualifiée de « majeure » par des responsables américains, cités par des correspondants à Washington.
Un responsable iranien a déclaré aux médias que le Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, ne se trouvait pas à Téhéran au moment des frappes et avait été transféré dans un lieu sécurisé. Cette déclaration vise à démentir les rumeurs circulant en ligne sur une possible atteinte directe au sommet de l’État iranien.
Téhéran, pour sa part, prépare sa riposte. Un haut responsable iranien a assuré à Reuters que la réponse serait « écrasante ». Le président de la Commission de la sécurité nationale au Parlement iranien a également accusé les États-Unis d’avoir engagé « un processus dont ils ne maîtriseront pas la fin », laissant planer la menace d’un élargissement du conflit.