Fraude à l’orientation universitaire : un élève pourrait écoper de 80 ans de prison

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Un élève recalé au baccalauréat est soupçonné d’avoir falsifié des documents électroniques liés à l’orientation universitaire de plusieurs candidats. Selon Yosri Houami, premier assistant du procureur près le Tribunal de première instance du Kef, le jeune homme a été placé en garde à vue, prolongée de 48 heures.

Dans une déclaration sur les ondes de Jawhara FM, Houami a indiqué que le juge d’instruction a émis huit mandats de dépôt à son encontre, correspondant à huit dossiers distincts. Chacune des affaires pourrait entraîner une peine pouvant aller jusqu’à dix ans de prison, soit un total théorique de 80 ans.

L’enquête, ouverte après que plusieurs élèves ayant réussi leur baccalauréat en 2025 ont signalé des irrégularités dans leurs cartes d’orientation, vise des faits de falsification et de modification frauduleuse de documents électroniques. Ces actes sont réprimés par les articles 172 et 175 du code pénal ainsi que par l’article 23 du décret-loi n°54 sur la lutte contre la cybercriminalité.

Le suspect a déclaré ne pas avoir eu de but précis lors des manipulations. Les investigations se poursuivent pour éclaircir les circonstances et l’ampleur des faits.

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