Gabès : Incendie à l’administration du Groupe chimique à la suite de manifestations contre la pollution

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Un incendie s’est déclaré, dans la soirée de ce samedi 11 octobre 2025, au niveau de l’administration du Groupe chimique tunisien (GCT), située à la zone de Chammama, à Gabès.

Selon les premiers témoignages, les flammes auraient ravagé une partie des locaux administratifs du complexe, sans qu’aucune victime ne soit signalée jusqu’à présent.

Cet incident survient dans un contexte de vives tensions sociales marquées par plusieurs jours de manifestations à Gabès. Les protestataires dénoncent la dégradation continue de la situation environnementale dans la région et les fuites toxiques récurrentes provenant des usines du Groupe chimique, qu’ils jugent responsables de la pollution de l’air, de la mer et des terres agricoles.

Les autorités locales et les forces de l’ordre ont appelé les manifestants au calme et à éviter tout recours à la violence ou à la destruction des biens publics, insistant sur la nécessité d’un dialogue responsable pour faire valoir leurs revendications.

Quelques heures plus tôt, le Président de la République, Kaïs Saïed, s’était exprimé sur la situation environnementale dramatique à Gabès. Lors d’une réunion tenue ce samedi avec Fatma Thabet Chiboub, ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, et Habib Abid, ministre de l’Environnement, le Chef de l’État a ordonné l’envoi d’une équipe conjointe des deux ministères à l’usine d’acide phosphorique du GCT afin de procéder aux réparations urgentes.

Kaïs Saïed a également appelé à l’élaboration d’un plan stratégique global pour mettre fin, de manière définitive, aux catastrophes environnementales qui frappent la région depuis des décennies. Il a rappelé que ce plan pourrait s’inspirer des propositions élaborées par les jeunes de Gabès il y a plus de dix ans.

Le Président a averti qu’aucune tolérance ne sera accordée à ceux qui ont failli à leurs obligations en matière de maintenance et de sécurité, soulignant qu’il n’est pas question de laisser cette situation être exploitée à des fins politiques, internes ou externes.

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