Dans une publication partagée sur sa page Facebook, l’activiste écologiste Kheireddine Debaya a révélé avoir découvert l’existence d’un jugement par contumace le condamnant à un an de prison ferme. Cette sentence fait suite à une plainte déposée par le Groupe chimique tunisien (GCT) pour « entrave à la liberté de travail », une accusation liée à un sit-in pacifique organisé en décembre 2020 devant la direction régionale de l’entreprise.
A l’époque des faits, précise Kheireddine Debaya, avec un groupe de jeunes militants avaient été interpellés avant d’être relâchés quelques heures plus tard sous la pression des avocats et d’une mobilisation citoyenne. Les autorités leur avaient alors assuré que le dossier était classé sans suite. Pourtant, poursuit l’activiste, l’affaire a été relancée en 2022 pour aboutir à une condamnation collective en mars 2023, frappant douze personnes d’un an de réclusion et une treizième de huit mois, le tout sans qu’aucune convocation ou notification officielle ne soit adressée aux intéressés durant toutes ces années.
L’activiste a dénoncé un calendrier judiciaire particulièrement troublant, notant que les avis de recherche ont été émis à la fin de l’année 2025, précisément au moment où le mouvement écologiste intensifie ses actions pour exiger le démantèlement des unités polluantes du complexe chimique.