Gaza : plus de 1000 martyrs affamés depuis mai, selon l’Unrwa

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Affamés, ils n’attendaient que de recevoir enfin de l’aide alimentaire. Depuis mai 2025, ils sont 1000 martyrs à avoir été tués par la machine de guerre israélienne, selon l’agence des nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa).

« Les soignants, y compris les collègues de l’Unrwa à Gaza, ont désormais eux aussi besoin de soins. Médecins, infirmiers, journalistes, humanitaires– parmi eux, des employés de l’Unrwa – ont faim. Nombre d’entre eux s’évanouissent aujourd’hui à cause de la faim et de l’épuisement alors qu’ils remplissent leurs fonctions », a indiqué le commissaire général de l’Unrwa, Philippe Lazzarini, dans un communiqué relayé par son porte-parole lors d’un point presse à Genève, tenu ce mardi 22 juillet.

Une déclaration qui éclaire sur un chaos généralisé dans le bande de Gaza, alors qu’Israël poursuit et étend son offensive. La famine s’installe, et ne semble épargner aucun gazaoui. A ce titre, l’Agence France Presse a publié un communiqué alertant sur la situation de ses collaborateurs, en proie à la faim.

⚫️ La Direction de l’AFP partage l’angoisse exprimée par la SDJ quant à la situation effroyable de ses collaborateurs dans la bande de Gaza ⬇️

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— Agence France-Presse (@afp.com) 21 juillet 2025 à 22:13

« Le refus du gouvernement israélien d’apporter une aide humanitaire essentielle à la population civile est inacceptable »

Le lundi 21 juillet, Israël a lancé une nouvelle offensive dans le centre de Gaza, rejetant l’appel de 25 nations occidentales à arrêter la guerre, publié le même. « Nous sommes préparés à prendre de nouvelles mesures pour soutenir un cessez-le-feu immédiat et une voie politique vers la sécurité et la paix pour les Israéliens, les Palestiniens et toute la région », précise le communiqué.  Et d’ajouter : « Il est effroyable que plus de 800 Palestiniennes et Palestiniens aient été tués alors qu’ils cherchaient de l’aide. Le refus du gouvernement israélien d’apporter une aide humanitaire essentielle à la population civile est inacceptable. Israël doit respecter les obligations qui lui incombent en vertu du droit humanitaire international ».

Des accusations mal perçues par le ministère israélien des affaires étrangères, qui a fustigé les mots rédigés dans cet appel  en indiquant qu’ils envoyaient « un mauvais message au Hamas ».

Faut-il rappeler, que depuis le dimanche 6 juillet, le Hamas et Israël ont entamé des pourparlers indirects, qui restent bloqués. Ainsi, la perspective d’un cessez-le-feu semble encore loin, au regard des actes et des paroles de l’Etat hébreu. Un terrible signal, pour une situation déjà catastrophique dans la bande de Gaza.

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