La grève du taxi individuel prévue initialement à Tunis et dans le Grand Tunis du 15 au 17 septembre a été reportée. Comme l’a expliqué le président du syndicat de base du taxi individuel, Nader Kozdoghli dans une déclaration à Mosaïque FM, cette décision a été prise par souci de préserver l’intérêt des élèves et des parents, en pleine rentrée scolaire. Toutefois, le report ne signifie pas un abandon : les revendications des chauffeurs restent intactes.
Au cœur du mouvement des taxistes se trouve, la révision des tarifs, inchangés depuis 2022, alors que le coût de la vie et les charges professionnelles n’ont cessé de grimper. Carburant, pièces de rechange, entretien et fiscalité pèsent de plus en plus lourd sur les exploitants, au point de mettre en péril la rentabilité de leur activité. À cela s’ajoutent des difficultés structurelles, comme la rareté des licences officielles et la prolifération de taxis non régulés, qui accentuent la concurrence déloyale.
Le syndicat insiste pour que toute augmentation soit fondée sur une étude scientifique menée par le ministère du Transport, gage de transparence et de légitimité. Mais il dénonce en parallèle une « politique de tergiversation » et un manque de réactivité des autorités, face à une situation qu’il juge intenable.
Ainsi, même si le mouvement de grève a été suspendu, les tensions demeurent. Les chauffeurs de taxi individuel affirment qu’ils reprendront leur mobilisation si aucune réponse concrète n’est apportée à leurs revendications.