En réaction à l’escalade des tensions au Moyen-Orient suite à l’attaque américaine contre l’Iran, l’expert en économie Aram Belhaj a mis en garde contre un scénario préoccupant marqué par une forte hausse des prix de l’énergie à l’échelle mondiale.
Selon lui, le monde se rapproche progressivement d’un scénario inquiétant, notamment face à l’augmentation rapide des prix internationaux du pétrole. Les indicateurs observés ces derniers jours montrent une tendance haussière soutenue, ce qui renforce les prévisions de plusieurs analyses internationales évoquant la possibilité que le prix du Brent atteigne 150 dollars le baril dans les prochains jours, si les tensions au Moyen-Orient continuent de s’intensifier.
Dans ce contexte, Aram Belhaj souligne que la Tunisie pourrait subir plusieurs répercussions économiques importantes. L’une des premières conséquences serait une hausse du budget consacré aux subventions énergétiques, ce qui risquerait d’alourdir davantage le déficit budgétaire de l’État.

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Par ailleurs, une augmentation durable des prix du pétrole sur les marchés internationaux pourrait conduire à une hausse des prix des carburants sur le marché local, entraînant ainsi une pression inflationniste supplémentaire sur l’économie et sur le pouvoir d’achat des citoyens.
L’augmentation des prix de l’énergie pourrait également provoquer une hausse de la facture des importations énergétiques du pays. Une telle situation risquerait d’accentuer le déficit énergétique de la Tunisie et de contribuer à l’aggravation de l’endettement, dans un contexte économique déjà fragile.
L’expert estime ainsi que la poursuite de l’escalade au Moyen-Orient pourrait avoir des répercussions directes et rapides sur l’économie tunisienne, appelant à une vigilance accrue face aux évolutions des marchés énergétiques internationaux.
Pour rappel, plusieurs experts économiques ont également exprimé leur inquiétude face à cette escalade, notamment après la fermeture du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le transit mondial du pétrole.
Parmi eux, l’économiste Ridha Chkoundali a évoqué trois scénarios possibles, en fonction de l’évolution de la situation géopolitique et de la durée de la perturbation du trafic maritime dans cette zone clé pour l’approvisionnement énergétique mondial. Selon lui, ces développements pourraient avoir des répercussions directes sur les marchés pétroliers internationaux, mais aussi sur les économies fortement dépendantes des importations d’énergie, dont la Tunisie.
L’expert estime que l’ampleur de l’impact dépendra principalement de la durée de la crise et du niveau de perturbation des flux pétroliers, ce qui pourrait se traduire par une hausse marquée des prix de l’énergie et une pression accrue sur les équilibres économiques des pays importateurs appelant à la mise en place d’une cellule de crise pour gérer les risques.