Guerre des 12 jours : Amnesty accuse l’Iran d’avoir utilisé des sous-munitions contre des civils

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Amnesty International accuse l’Iran d’avoir utilisé des missiles à sous-munitions contre des zones habitées en Israël lors du conflit de juin dernier. Selon l’ONG, ces frappes ont mis en danger des civils et violent le droit international humanitaire.

Les tirs ont eu lieu les 19, 20 et 22 juin, touchant les régions de Gush Dan, Beersheba et Rishon LeZion. D’après Amnesty, les ogives iraniennes contenaient des sous-munitions, des armes conçues pour disperser un grand nombre de petites charges explosives sur une large zone. Certaines n’explosent pas à l’impact, représentant un danger durable pour les populations.

« Ces armes ne font pas de distinction entre cibles civiles et militaires. Leur utilisation dans des zones résidentielles est inacceptable », a déclaré Erika Guevara Rosas, responsable à Amnesty.

Ni l’Iran ni Israël n’ont signé la convention de 2008 interdisant ce type d’armement. Amnesty rappelle toutefois que le droit international coutumier interdit les attaques aveugles qui touchent des civils, qualifiées de crimes de guerre.

Le conflit, qui a duré du 13 au 25 juin, s’est accompagné de frappes israéliennes sur le sol iranien. Ces opérations visaient des sites militaires et nucléaires, mais ont également touché des infrastructures civiles. Selon les autorités iraniennes, ces bombardements ont fait 935 morts, dont 170 femmes et enfants, et plus de 4 000 blessés. Parmi les victimes, on compte des civils, des militaires et des personnes dont le statut reste indéterminé.

En réponse, l’Iran a lancé plus de 400 missiles et 1 000 drones sur Israël, faisant au moins 28 morts civils israéliens et plus de 3 200 blessés. Le ministère israélien de la Santé a indiqué que 345 enfants figurent parmi les blessés hospitalisés.

 

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