Guerre en Ukraine : les alliés de Kiev s’accordent à Paris sur des garanties de sécurité

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Un nouveau sommet de la « coalition des volontaires » s’est tenu mardi 6 janvier à Paris, avec pour objectif d’afficher un front uni sur les garanties de sécurité à offrir à l’Ukraine face à la Russie. Cette réunion de haut niveau s’inscrit dans les efforts diplomatiques visant à préparer l’après-conflit, alors que la guerre déclenchée par Moscou se prolonge depuis près de quatre ans.
Les dirigeants de la quasi-totalité des pays européens étaient présents, aux côtés du Canada, de représentants de l’Otan et de l’Union européenne. Les États-Unis étaient également représentés par deux émissaires clés de Donald Trump sur le dossier ukrainien, Steve Witkoff et Jared Kushner. Tous se sont retrouvés à l’Élysée à partir de 15 heures, autour du président français Emmanuel Macron, hôte de ce sommet présenté comme un moment de clarification stratégique et politique.
A l’issue des discussions, Emmanuel Macron, le Premier ministre britannique Keir Starmer et le président ukrainien Volodymyr Zelensky ont signé une déclaration d’intention portant sur le déploiement d’une force multinationale après un éventuel cessez-le-feu en Ukraine. Cette force, composée de pays volontaires, aurait pour vocation de contribuer à la sécurité et à la stabilité du pays dans la phase post-conflit. Les dirigeants ont toutefois reconnu que cette perspective reste lointaine, conditionnée à la conclusion préalable d’un accord avec Moscou.
Cette force multinationale, à l’étude depuis plusieurs mois, doit « apporter une forme de réassurance le jour d’après le cessez-le-feu », a souligné Emmanuel Macron à l’issue du sommet. Le chef de l’État français a insisté sur la nécessité de tirer les leçons des précédents accords jugés insuffisamment protecteurs pour Kiev, affirmant qu’il ne saurait être question d’accepter une paix fragile ou déséquilibrée.
« Il faut que jamais un accord de paix ne puisse signifier une reddition pour l’Ukraine », a martelé le président français, appelant à la construction d’« une paix juste, durable et solide ». Un message partagé par plusieurs dirigeants européens, qui estiment qu’un cessez-le-feu ne peut être viable sans garanties crédibles et sans le maintien d’une Ukraine militairement capable de se défendre.
De son côté, l’envoyé spécial de Donald Trump, Steve Witkoff, a indiqué que les discussions avaient également porté sur des « options territoriales », un sujet particulièrement sensible. « Nous allons poursuivre ces discussions et nous espérons que des compromis seront trouvés sur ce point précis », a-t-il déclaré, soulignant la complexité des négociations à venir.
Au-delà des annonces concrètes, ce sommet parisien visait surtout à envoyer un signal politique fort à Moscou : celui d’une unité occidentale déterminée à soutenir l’Ukraine et à refuser toute solution qui fragiliserait durablement sa sécurité.

(Agences)

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