Lundi 21 juillet au soir, Volodymyr Zelensky a indiqué, lors d’un discours, que la Russie et l’Ukraine allaient entamer un nouveau cycle de négociations :
« Aujourd’hui, j’ai discuté avec Roustem Oumierov (ancien secrétaire du Conseil national de sécurité et de défense de l’Ukraine) de la préparation de l’échange et d’une autre réunion en Turquie avec la partie russe. Il m’a indiqué que la réunion était prévue pour mercredi. »
Le président ukrainien se dit prêt à « travailler de manière aussi productive que possible pour libérer les prisonniers, rendre les enfants enlevés, mettre fin aux tueries et préparer une réunion des dirigeants pour mettre réellement fin à cette guerre ».
Et d’ajouter : « Notre position est aussi transparente que possible. L’Ukraine n’a jamais voulu cette guerre, et c’est à la Russie d’y mettre fin, puisqu’elle en est l’instigatrice. »
Quelles conditions pour la paix ? Quels résultats potentiels ?
Les deux premiers cycles de négociations n’ont rien donné. Depuis, la Russie a précisé ses conditions pour un traité de paix dans le cadre d’un mémorandum : le retrait de Kyiv de quatre régions ukrainiennes — Donetsk, Louhansk, Zaporijjia et Kherson — que Moscou considère désormais comme annexées, ainsi que la reconnaissance internationale des territoires occupés depuis 2014, notamment la Crimée.
De son côté, l’Ukraine réclame un cessez-le-feu, l’échange des prisonniers de guerre, ainsi que la libération des civils retenus en otage par la Russie.
Ce nouveau rendez-vous intervient alors que l’armée dirigée par Vladimir Poutine intensifie ses offensives contre l’Ukraine, notamment par d’importantes attaques de drones.
Bien que Donald Trump ait menacé le président russe de sanctions en cas d’échec des négociations avec son homologue ukrainien, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, s’est montré inflexible :
« Nous avons l’intention de défendre nos intérêts, de les garantir, et d’accomplir les objectifs que nous nous sommes fixés dès le début », a-t-il déclaré, selon Reuters.