A travers un message publié sur sa page Facebook, le latéral droit de l’Etoile Sportive du Sahel, Slaheddine Ghedamsi, a annoncé son départ du club pour rejoindre le Maghreb Association Sportive de Fès (MAS). Une annonce accompagnée de mots forts et chargés d’émotion, traduisant l’attachement profond du joueur à son club formateur.
Natif de Kalaa Kébira, considérée comme l’un des fiefs historiques des supporters les plus passionnés de l’ESS, Ghedamsi quitte le club sahélien à un moment particulièrement sensible, alors que l’Etoile traverse une période délicate tant sur le plan sportif qu’institutionnel. Malgré ce contexte difficile, le joueur a toujours su faire preuve d’un professionnalisme exemplaire, d’une discipline irréprochable et d’une rigueur constante, qualités qui lui ont valu l’estime de ses entraîneurs, de ses coéquipiers et surtout l’amour indéfectible du public étoilé.
L’absence de Slaheddine Ghedamsi s’est avérée d’autant plus criante qu’il ne se contentait pas d’occuper un simple rôle de latéral droit, mais se comportait en véritable leader au sein de la formation de l’Étoile Sportive du Sahel. Sur le terrain comme en dehors, il assumait pleinement ses responsabilités, guidant ses coéquipiers par son sens du devoir, son engagement et son exemplarité.
Cette carence s’est fait ressentir de manière flagrante lors de la dernière rencontre face au Club Africain, conclue par une défaite lourde et humiliante. Un revers qui a mis en évidence les carences défensives de l’équipe, surtout sur le flanc droit, un couloir que Ghedamsi occupait avec constance, discipline et efficacité.
Le départ de Salah Ghedamsi, survenu dans des circonstances pour le moins surprenantes, a d’ailleurs provoqué la colère de l’entraîneur Mohamed Mkacher, lequel a affirmé ne pas avoir été informé de cette décision au préalable. Une situation qui témoigne d’un certain désordre au sein du club et qui n’a pas manqué d’alimenter la polémique.
Sur le plan sportif, ce départ laissera sans doute un vide difficile à combler, tant le joueur incarnait un élément d’équilibre et de stabilité dans l’organisation tactique de l’équipe. Sa rigueur défensive, son abnégation et son sens du placement faisaient de lui une pièce maîtresse, souvent sous-estimée mais essentielle dans les moments délicats.
Dans un contexte déjà tendu, cette séparation pourrait ainsi accentuer les difficultés de l’ESS, appelée désormais à trouver rapidement des solutions pour colmater une brèche devenue évidente. Le chantier s’annonce complexe, et les conséquences de l’absence de Ghedamsi pourraient se faire ressentir bien au-delà du simple résultat d’un match.
Partir le “cœur lourd”
Formé au sein de l’ESS, Slaheddine Ghedamsi a grandi sous les couleurs rouge et blanche, y vivant ses premières grandes émotions footballistiques, entre joies intenses et moments plus douloureux. Pour lui, l’Etoile n’a jamais été un simple club, mais « une véritable famille, un lieu d’apprentissage, de construction et de maturation humaine et sportive ».
Dans son message d’adieu, le joueur n’a pas manqué de rendre un vibrant hommage aux supporters, dont « le soutien inconditionnel l’a accompagné tout au long de son parcours », ainsi qu’à ses entraîneurs et à ses coéquipiers, qu’il considère comme de véritables frères d’armes. Des mots sincères qui témoignent de la relation forte et authentique qu’il a su tisser avec son environnement.
Conscient que quitter son club de cœur n’est jamais une décision facile, Ghedamsi avoue partir le “cœur lourd”, mais animé en parallèle par “une grande motivation à l’idée d’ouvrir une nouvelle page de sa carrière professionnelle sous les couleurs du MAS de Fès”. Un nouveau défi qu’il aborde avec ambition, tout en gardant à jamais l’Etoile Sportive du Sahel gravée dans son cœur.