In extremis, Washington et Téhéran se retrouvent demain à la table des négociations

Iran's and U.S.' flags are seen printed on paper in this illustration taken January 27, 2022. REUTERS/Dado Ruvic/Illustration

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L’Iran et les États-Unis tiendront finalement des pourparlers sur le nucléaire vendredi à Oman, a annoncé mercredi soir le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, mettant un terme à plusieurs heures d’incertitude diplomatique autour de cette rencontre très attendue.
Cette confirmation est intervenue après une succession de signaux laissant présager un possible échec des discussions, certains médias allant jusqu’à évoquer leur annulation en raison de désaccords persistants sur le format, le lieu et le contenu des négociations. Initialement prévues en Turquie, ces discussions ont finalement été déplacées à Oman, pays reconnu pour son rôle de médiateur discret entre Téhéran et Washington.
Selon plusieurs sources diplomatiques, la reprise du dialogue aurait également été fortement encouragée par plusieurs alliés arabes des États-Unis, notamment l’Arabie saoudite, le Qatar, les Émirats arabes unis et l’Égypte. Ces pays auraient exhorté le président américain Donald Trump à privilégier la voie des négociations, au moins dans un premier temps, afin d’entendre les positions iraniennes et d’éviter une escalade militaire aux conséquences imprévisibles.
Ces capitales arabes, directement exposées aux répercussions sécuritaires d’un conflit ouvert, redoutent en effet que l’échec du dialogue ne précipite la région dans une guerre régionale de grande ampleur, impliquant plusieurs acteurs dont notamment les Houthis au Yémen, alliés des Iraniens. Dans ce contexte, le président américain aurait accepté d’assouplir sa position, cédant aux pressions de ses partenaires régionaux soucieux de préserver une stabilité déjà fragile au Moyen-Orient.
Cette tentative de relance diplomatique intervient dans un climat de fortes tensions entre l’Iran et les États-Unis, exacerbé par la répression violente des récentes manifestations en Iran et par des divergences profondes sur le dossier nucléaire, qui demeure l’un des principaux points de friction entre les deux pays.
Faut-il signaler également que le cadre de négociations entre les deux parties comprend plusieurs points dont l’engagement des Iraniens de mettre fin à l’enrichissement de l’uranium, de limiter les missiles balistiques, etc.

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