Intelligence artificielle : 4 000 comédiens français tirent la sonnette d’alarme et réclament un cadre strict

Quand le flux numérique rencontre l'inspiration : le défi de la cohabitation entre IA et arts de la scène. *Source: Cette photo a été générée par la rédaction de Réalités Online via l'outil de l'IA générative Gemini

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La mobilisation est massive et le message, sans ambiguïté. Plus de 4 000 comédiens et comédiennes français ont signé une tribune pour dénoncer les dérives de l’intelligence artificielle dans les métiers artistiques. Parmi eux, le réalisateur et acteur Lucien Jean-Baptiste, qui refuse le faux débat entre progrès et conservatisme : le problème n’est pas l’IA en soi, mais l’absence totale de règles.

Portée par l’Adami, cette prise de position vise directement les pouvoirs publics. Les signataires alertent sur l’exploitation non consentie des voix et des visages, devenue techniquement possible, économiquement rentable et juridiquement floue. Résultat : une menace directe sur l’emploi des artistes, en particulier les plus précaires, ceux qui n’ont ni notoriété ni levier juridique pour se défendre.

Lucien Jean-Baptiste assume une position tranchée : l’intelligence artificielle n’est plus un gadget amusant, mais un outil potentiellement destructeur s’il est livré aux seules logiques de profit. Le détournement de l’image ou de la voix d’un individu, sans contrôle ni consentement, pose une question démocratique majeure. Et le cinéma n’est qu’un laboratoire parmi d’autres.

Les comédiens réclament un encadrement légal strict, allant jusqu’à la mise en place d’un système de labellisation des œuvres utilisant l’IA. Objectif : informer clairement le public et garantir aux artistes un droit fondamental — celui de refuser que leur identité soit exploitée par des machines. Sans cadre, préviennent-ils, l’IA ne créera pas seulement de nouveaux outils, elle effacera des métiers entiers.

Derrière cette tribune, une conviction s’impose : la France ne peut pas défendre son exception culturelle tout en laissant ses créateurs désarmés. Réguler l’IA n’est pas un frein à l’innovation, c’est la condition pour qu’elle ne devienne pas un pillage organisé. Le débat est ouvert. Le temps de l’inaction, lui, est déjà dépassé.

Quand le flux numérique rencontre l’inspiration : le défi de la cohabitation entre IA et arts de la scène.
*Source: Cette photo a été générée par la rédaction de Réalités Online via l’outil de l’IA générative Gemini

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