Des pays du Golfe ont exprimé leur inquiétude face à la possibilité d’une action militaire américaine contre l’Iran. L’Arabie saoudite, Oman et le Qatar pressent ainsi Washington de ne pas frapper l’Iran, selon des informations rapportées par le Wall Street Journal. Par ailleurs, des responsables arabes du Golfe ont averti la Maison-Blanche qu’une tentative de renverser le régime iranien risquerait de déstabiliser les marchés pétroliers. Qui plus est, cette instabilité pourrait nuire directement à l’économie américaine.
La pression diplomatique dont il est question survient dans un contexte de montée des tensions militaires. La radio de l’armée israélienne a affirmé que les systèmes de défense antiaérienne du pays avaient élevé leur niveau d’alerte. Cette mesure de précaution a été prise en prévision d’une potentielle escalade avec l’Iran. D’autre part, ces informations ont circulé alors qu’une réunion du cabinet de sécurité israélien débutait vers 20h30, heure locale, selon le quotidien Haaretz.
Interrogé sur la situation en Iran, le président américain Donald Trump a commenté qu’il était « une bonne idée pour les Américains de quitter l’Iran ». Il a ajouté, en référence à un commentaire publié plus tôt, que l’on « découvrirait bientôt ce qu’il voulait dire par ‘l’aide arrive’ ». Quant au bilan des manifestants iraniens tués par la répression, le président américain a reconnu que personne n’avait pu lui « donner un chiffre précis ». Par conséquent, il a avancé qu’un seul mort était « déjà énorme » et qu’on le saurait « probablement dans les prochaines 24 heures ». Il a toutefois estimé que ce nombre était « beaucoup ».