La Farnesina, siège du ministère italien des Affaires étrangères, a accueilli ce mercredi une réunion stratégique marquant un tournant dans la politique de coopération au développement de l’Italie. Sous la présidence conjointe du ministre Antonio Tajani et du vice-ministre Edmondo Cirielli, cette session a abouti à des décisions majeures concernant notamment la Tunisie et ses voisins.
Innovation dans la coopération décentralisée
L’échange de vues a donné lieu à l’approbation d’un fonds de 20 millions d’euros, élaboré en partenariat avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Ce programme cible spécifiquement 3 300 migrants vulnérables actuellement présents en Algérie, en Tunisie et en Libye, leur offrant la possibilité d’un retour volontaire assisté vers leurs pays d’origine. La participation du ministre de l’Intérieur Matteo Piantedosi à ces travaux souligne la monomanie ressentie par le gouvernement italien à cette question migratoire.
Par ailleurs, le Comité a acté la création d’un fonds spécial dédié aux projets de coopération portés par les Régions italiennes. Cette initiative novatrice entend capitaliser sur l’expertise territoriale tout en favorisant les réseaux entre acteurs publics et privés. Parallèlement, le financement des organisations de la société civile voit son enveloppe augmentée, avec une attention particulière portée aux projets entrepreneuriaux innovants.
L’éducation comme levier de développement
Conscient du rôle clé de la formation, le plan italien prévoit une extension significative du programme de bourses pour les étudiants étrangers en Italie. Cette mesure s’inscrit dans une stratégie globale de valorisation du capital humain, considéré comme le véritable moteur d’un développement durable.
Lors de son intervention, le ministre Tajani a réaffirmé avec force le rôle central de la coopération au développement dans la politique étrangère italienne. « Malgré un contexte international complexe, l’Italie maintient son engagement financier dans l’aide humanitaire », a-t-il déclaré, rappelant que son pays figurait parmi les rares à préserver son niveau de contribution.
Les initiatives concrètes ne manquent pas : du programme « Food for Gaza » au Moyen-Orient à l’accueil d’enfants palestiniens malades, en passant par la mise en œuvre du Plan Mattei en Afrique, la diplomatie italienne multiplie les actions sur le terrain. La réaction rapide face au récent tremblement de terre au Myanmar témoigne de cette capacité à répondre aux urgences humanitaires.
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