Au-delà du scandale sur le trafic du sexe et l’exploitation des mineurs, ce qui nous intéresse ici, c’est plutôt le préjudice politique causé par Jeffrey Epstein. Ce préjudice s’explique mieux comme un sous-produit de trois systèmes qui se recoupent:
(1) une structure d’impunité élitiste qui protégeait un réseau de trafic sexuel, (2) un écosystème transnational de renseignement et de finance dans lequel se croisent les services israéliens, américains et autres, et (3) une « diplomatie de l’ombre» informelle autour de conflits, notamment au Moyen Orient. Il existe des preuves crédibles qu’Epstein agissait comme facilitateur et intermédiaire pour les intérêts israéliens et les élites régionales, mais rien d’officiel comme un agent du Mossad. Et comment ! Les services secrets n’ont pas l’habitude de révéler leur personnel. Cependant, le préjudice est plus facile à retracer au niveau structurel : comment son réseau a renforcé un pouvoir incontrôlable et contribué à normaliser certains alignements régionaux. C’est ce que nous allons découvrir ICI