La France a atteint son « jour du dépassement » ce vendredi 24 avril 2026. Cela signifie que si l’ensemble de l’humanité vivait comme les Français, elle aurait consommé, à compter de cette date, toutes les ressources que la planète peut renouveler en une année. Calculé par l’ONG Global Footprint Network, cet indicateur compare l’empreinte écologique — consommation de nourriture, d’énergie ou de matières premières — à la biocapacité de la Terre à se régénérer.
La date ne cesse d’avancer : fixée début mai entre 2017 et 2023 (avec un recul exceptionnel en 2020 lié à la pandémie de Covid-19), elle est passée pour la première fois en avril en 2025. Ce jour du dépassement des ressources, qui arrive de plus en plus tôt dans l’année, marque un signe d’accélération de la pression exercée sur les écosystèmes.
D’autres pays ont déjà franchi ce seuil bien plus tôt, comme le Qatar en février ou les États-Unis dès le 14 mars, illustrant des niveaux de consommation particulièrement élevés. Pour l’organisation de protection de l’environnement WWF France, cela révèle un modèle qui « vit à crédit », notamment en raison des émissions de gaz à effet de serre encore trop importantes et d’une exploitation soutenue des ressources naturelles.