Journée mondiale de la paix : Sans justice pour Gaza, la paix n’est qu’un mot vide

TOPSHOTS Residents walk through the rubble of his destroyed home as a Palestinian flag flutters in the wind, in the devastated neighbourhood of Shejaiya in Gaza City on August 7, 2014. Fears rose that the Gaza conflict could resume as a temporary ceasefire entered a final 12-hour stretch and Palestinians accused Israel of stalling at truce talks in Cairo. AFP PHOTO/ROBERTO SCHMIDT

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Chaque 21 septembre, le monde commémore la Journée mondiale de la paix, une date instituée par l’ONU pour appeler à la non-violence, au cessez-le-feu et au dialogue entre les peuples. Mais comment parler de paix aujourd’hui alors que Gaza vit l’une des pires tragédies de notre époque ?
Depuis le 7 octobre 2023, la bande de Gaza est plongée dans un cycle de destructions et de souffrances inimaginables. La riposte militaire israélienne, déclenchée après l’opération “déluge d’Al Aqsa” perpétrée par les Brigades Ezzeddine Qassem, bras armé du mouvement Hamas, a pris la forme d’un siège total : bombardements massifs, hôpitaux et écoles réduits en ruines, coupures d’eau, de nourriture, d’électricité et de carburant. En quelques mois, des dizaines de milliers de Palestiniens sont tombés en martyrs sans évoquer les blessés dont le nombre dépassent une centaine de milliers, parmi eux une proportion écrasante d’enfants. Les survivants, affamés et déplacés, luttent chaque jour pour rester en vie.
De nombreuses voix dans le monde, dont des ONG et des juristes internationaux, parlent désormais de génocide. Elles rappellent que la destruction méthodique d’une population, la privation délibérée des besoins vitaux et les discours de déshumanisation correspondent aux critères définis par la Convention de 1948. L’Afrique du Sud a même porté l’affaire devant la Cour internationale de justice, accusant l’entité sioniste de violer la Convention sur le génocide.
Dans ce contexte, la Journée mondiale de la paix ne peut être réduite à un symbole ou à un rituel. Elle doit être un cri de conscience et un appel à la justice. Elle rappelle que la paix véritable ne peut exister sans la protection des innocents, sans respect des droits fondamentaux et sans la fin de l’impunité.
A Gaza, plus qu’ailleurs, cette journée révèle l’ampleur du paradoxe : célébrer la paix alors que la guerre, la famine et les massacres détruisent un peuple tout entier. La seule manière d’honorer cette date est de transformer les discours en actes, de défendre la dignité humaine et de rappeler que la paix n’a de sens que lorsqu’elle s’accompagne de justice.

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